Evènement

28 mai 2008

Eye on France

Pour marquer le premier anniversaire de l'accession de Nicolas Sarkozy au pouvoir, CNN consacre du 2 au 8 juin 2008 un programme à la France, Eye on France . A cette occasion, cette chaine de télévision internationale propose à tout un chacun de répondre à un certain nombre de questions en français et en anglais.
Je me suis amusé à faire cet exercice. Voici le résultat...

...en Français

Pensez-vous que la France ait changé d’image? Comment définiriez-vous ce nouveau visage? S'agit-il pour vous d'un concept médiatique ou d’une réalité?       
Il faut du temps, beaucoup de temps, pour que les changements qui affectent un pays s'ancrent dans la réalité et, encore davantage, pour qu'ils soient reconnus comme tels par les autres pays. Pourtant la France commence à présenter un nouveau visage. En ces débuts du vingt et unième, la caractéristique la plus significative est sans doute la relève des générations dans l'univers politique et économique en harmonie avec sa résistance démographique, singulière en Europe. Un autre changement, paradoxal si on se souvient que le rejet par référendum du traité constitutionnel européen ne date que de trois ans, est l'acceptation grandissante de l'inéluctabilité de la globalisation économique. Enfin la France qui, à gauche comme à droite, a fait longtemps du conservatisme une vertu, commence à prendre conscience de la nécessité de se réformer.

Comment voyez-vous la France dans 10 ans ? Pensez-vous que le pays jouera un rôle prépondérant sur la scène internationale ou qu’il sera amené à s’effacer?
Imaginer le futur à dix ans d'échéance est aussi difficile pour un pays que pour une entreprise. Je me garderai donc de m'y engager. Mais ce dont je suis certain, c'est que dans les cinquante années qui viennent, les Etats-Unis, confirmeront leur puissance et leur prédominance, et la Chine, l’Inde et le Brésil continueront à construire une position de premier rang.
Dans ce contexte, si la France doit continuer à jouer un rôle, ce ne pourra l'être que, comme composante d'un ensemble européen, capable de se construire  politiquement et militairement après l'avoir fait économiquement et monétairement. A défaut, je ne lui vois pas d'autre influence que celle d'Athènes ou de Sparte après l'émergence de l'empire romain et de ses successeurs barbares.

Pensez-vous que la culture française soit encore vivante et dynamique? Certains commentateurs ont souligné récemment la mort de la culture française, cela est-il justifié ?
Il me semble, sans faire preuve de l'arrogance qui nous est souvent reprochée, que l'esprit de créativité demeure vivace de notre pays. En tout cas, on aurait tort de juger de l'état de notre culture au nombre de livres français traduits et publiés à l'étranger à une époque où, en France et ailleurs, elle emprunte de plus en plus d'autres cheminements que l'écrit imprimé.       
Cinéma, mode, architecture, musique, cuisine, musées, publicité, internet etc. constituent autant de domaines ou de véhicules où nos créateurs sont reconnus plus que proportionnellement par rapport au pourcentage de la population mondiale que nous représentons. Mais sans doute devons-nous plus que par le passé accepter que le temps d'une revendication naïve à une forme de prédominance dans ce domaine comme dans les autres est révolu.

Quels sont à vos yeux les Français les plus influents?
En me plaçant exclusivement sur le terrain politique et économique et en termes non subjectifs, je citerai dans l'ordre, Nicolas Sarkozy, Jean-Claude Trichet, Dominique Strauss-Kahn, Pascal Lamy.

Que signifie pour vous être français ?
Comme Français, je me sens héritier d'une longue histoire aux racines chrétiennes qui a contribué pour le meilleur et pour le pire à celle de l'humanité, je suis fier de sa culture aux résonances universelles et j'apprécie qu'elle ait toujours su garder le sens de l'intérêt collectif, incarné par un Etat, garant de l'ordre et de la continuité, et, en même temps, laisser émerger des personnalités individuelles dont l'action a été souvent décisive dans tous les domaines accessibles à l'esprit humain.

...en Anglais    

In his victory speech, President Sarkosy said France had turned ‘a new page’ in its history. Do you agree?
Such a speech is necessarily somewhat emphatic. There is no doubt however that things have changed with the election of President Sarkosy.     
First of all, he is at the forefront of a new generation of politicians, replacing another generation which was in power maybe for too long.     
Secondly, this election marks the somewhat reluctant acceptance of the global economy.       
Thirdly it marks also the start of a period of reforms. Even if all those changes which have been promised will not necessarily come to fruition, our country is now on the move.

What do you think most defines France’s reputation around the world ?
It is frequently said that we are arrogant (we are supposed to think that we are the best in the world!) and that we are lazy (we are reputed to only work 35 hours a week, to be permanently on holidays or on strike and to waste three hours in lunches!). Even worst, we are state addicts and colbertistes.
Even if this image still prevails here and there, there are more and people who realise that we have the best transportation infrastructure in the world, that we were not so stupid to choose nuclear energy as our main electricity source after the first oil crisis in 1973 and that we have an excellent health service. In addition, some competitors of French companies do not underestimate our capacities in research, in development, in engineering and in manufacturing.
So altogether I suspect our reputation is somewhat mixed and ambiguous. There is still room for French bashing, but it is fair to say that we practice also US or British bashing...

Is French Culture still alive today ?     
Indeed, the number of French books translated in foreign languages is low, but we cannot know whether it is an aversion to French literature or just a growing disinterest for the written word worldwide.     
Anyway, our artists and designers are present in many areas of what makes our modern culture: movies, fashion, architecture, museums, internet, advertising, cooking and so on...    
There is no doubt however that the era where culture -and knowledge- could only come from the small European peninsula to irrigate and teach the world is over!

Who are France’s most influential people?     
In political, economic and non subjective terms, Nicolas Sarkosy, our President, Jean-Claude Trichet, the Chairman of the ECB, Dominique Strauss- Kahn, the head of the IMF, Pascal Lamy, the head of the WTO.

What do you think is unique or distinctive about the French?
I am not sure I can give a sensible answer to this question. Individuals are unique, not a whole population. But collectively I think that we are skeptical about ideologies whether they are from the left or the right. Even if it not always understood, yesterday we didn't like collectivism and today we do not like liberalism. We privilege common sense and balanced approaches.       
We want to be listened to, we would like to be loved and we are prepared to show enthusiasm and commitment for something we consider to be worthwhile.     
We are not simple people and we appreciate that others may not be always happy to live with us.

04 avril 2008

Le Six35, trois mois après, une opportunité à saisir...

"Un six35 spécial.
Un six35 qui fête ses 3 mois.
Un six35 important pour nous.
C'est le dernier "JT" sur un rythme hebdomadaire.
Le dernier sur un format "tout info" (mais est-ce encore le cas ?) et une treizième édition de moins de 10 minutes, tournée en 16/9 et en HDV. (...)
Bon... On se dit tout ? Réaliser pendant 3 mois le six35 a été un bonheur et une aventure sans pareil.
Mais voilà, faute de moyens financiers et de partenaires durables, nous ne sommes pas en mesure de vous donner rdv la semaine prochaine. Si un annonceur ou un diffuseur payant se joint à nous, le six35 reviendra, sans faute, on-line.
D'ici-là, gardez l'œil ouvert. On espère vous retrouver au plus vite, sans doute à un autre rythme, sans doute avec des formules toujours différentes. Pourquoi pas autour de court-métrages et films viraux autour de l'actualité ?"
Voilà ce que nous disent Nicolas Voisin et l'équipe du Six35 sur FaceBook pour expliquer l'arrêt de l'édition hebdomadaire du JT du Web.
Christophe Nonnenmacher, l'animateur d'Europeus qui, parmi d'autres, relayait ce "journal" hebdomadaire sur le Web, commente cette décision de la manière suivante toujours sur FaceBook:
"Bonjour,
Bon, je ne vais pas tourner autour du pot. D’ailleurs, à quoi bon.
Le Six35 (le premier JT du Web – http://www.six35.fr) que diffuse entre autres Europeus se met en veilleuse, pour une durée indéterminée. Nico (Voisin), Pierre, Magali, Sébastien et Sylvain ont la délicatesse d’écrire que le Six35 n’est pas mort, qu’il se réinvente. Je veux bien les croire tant la passion anime cette belle équipe.
Mais pour continuer, il faut également des fonds : donations, écrans pub, autres. Je n’ai jamais été un très bon commercial et n’ai jamais cherché à l’être mais ce petit mot n’a qu’un but : certains d’entre-vous sont entrepreneurs, investisseurs, capital-risqueurs, «réseauteurs». Tous – je suppose au moins – êtes attachés au web, à de nouvelles expérimentations journalistiques, à un ton novateur, à une véritable indépendance éditoriale. A autant de ces petites choses dont nous avons bien besoin dans un paysage média de plus en plus taciturne.
Ceux qui le voudront en discuteront avec Nico, mais le Six35 n’est pas bien onéreux à produire. Dans les 1000 euros par JT, si j’ai bien suivi… pour une fréquentation de 240.000 personnes par JT (au bout d’un trimestre seulement).
Quelques (très) gros diffuseurs seraient prêts à reprendre ce même JT sur leurs pages, s’il venait à poursuivre sa route. De quoi laisser augurer une belle courbe ascendante.
Le calcul est assez simple, par exemple, pour une entreprise : 1000 euros pour toucher un minimum de 240.000 personnes serait-il trop onéreux ?
A réfléchir, à mon humble avis, d’un point de vue commercial, surtout si l’on compare avec les tarifs d’une insertion en presse écrite… A réfléchir, aussi, pour qui pense que l’indépendance journalistique à un prix à défendre.
Pour contacter le Six35
contact@six35.fr "
On ne saurait mieux dire.
Certes Six35, le JT du Web, auquel on peut accéder à partir de ce blog était loin d'être parfait, mais le concept était original, le ton, incisif et la diffusion, après à peine une douzaine de numéros, significative.
Tous ceux qui recherchent désespérément du contenu pour les multiples canaux de diffusion que les nouvelles technologies rendent disponibles aurait tort de négliger la contribution que pourrait leur apporter une équipe aussi talentueuse que celle de 22Mars/Six35.
Et les annonceurs, les diffuseurs, les sponsors de toute inspiration pourraient trouver dans un Six35, renouvelé grâce à leur intervention, un moyen honorable et bon marché de démontrer leur intérêt pour l'expérimentation et l'innovation et du même coup renforcer à bon compte leur réputation et leur image.

18 octobre 2007

Téléchargement gratuit de "Quatre millions d'euros, le prix de ma liberté"

Mon premier livre, Quatre millions d'euros, le prix de ma liberté, a été publié en mai 2004.
En accord avec Bourin Editeur que je remercie pour sa compréhension, il m'a semblé que, plus de trois ans plus tard, il était possible et utile d'en rendre le téléchargement gratuit.
Ainsi les personnes qui auront l'envie de consulter ce livre pour alimenter leurs recherches, pour compléter leur information ou tout simplement par envie de connaître le parcours d'un chef d'entreprise que Le Monde qualifiait en son temps d'atypique pourront le faire sans difficulté.
Etant entendu que si ensuite elles souhaitent se procurer la version imprimée, elles pourront le faire dans les librairies, qu'elles soient ou non en ligne.

06 septembre 2007

Mise en ligne gratuite des "Causeries à bâtons rompus"

En annonçant sur ce blog le 6 avril 2007 la publication des "Causeries à bâtons rompus", j'écrivais que, pour ce banc d'essai de Florimont en partenariat avec lepublieur.com, je m'en remettais à "la viralité du web" pour en fixer le destin sans engager un effort particulier de marketing.
Cinq mois plus tard, le résultat est à la fois sans surprise et sans appel. Le livre a été commenté ou mentionné vingt six fois, le plus souvent de manière sympathique, dans des journaux ou des blogs que je remercie pour leur intérêt. Trois cents exemplaires imprimés ont été diffusés dont beaucoup de manière gratuite. Trois exemplaires, trois seulement!, ont été téléchargés.
Tirant les leçons de cette expérience, en accord avec lepublieur.com, le téléchargement du livre sera désormais gratuit, notamment à partir de ce blog.
Bien entendu, ceux qui, après avoir pris connaissance des "Causeries"sur leur écran, souhaiteraient se procurer la version imprimée pourront toujours le faire chez lepublieur.com, la Fnac ou Amazon.

10 juin 2007

Philippe Bilger: "J'ai le droit de TOUT dire"

La sortie du nouveau livre de Philippe Bilger, mon frère, m'incite à interrompre brièvement la pause à laquelle je me suis résolu sur mon blog.
"J'ai le droit de TOUT dire" mérite en effet d'être signalé à votre attention. Ce livre reprend les notes publiées par l'auteur sur son blog, Justice au Singulier, de novembre 2005 à mars 2007, qui a déjà reçu plus de 300000 visites. Mais il comporte également 78 pages d'une introduction totalement inédite, particulièrement stimulante.
Le livre peut d'ores et déjà être commandé sur Amazon ou à la Fnac et sera disponible en librairie à partir du 14 juin 2007.

05 mai 2007

Causeries à bâtons rompus: le "buzz"(mise à jour:15.08.07)

Annonçant la publication de Causeries à bâtons rompus par Florimont, j'écrivais: "Pour cette première publication, je m’en remets à la «viralité» du web pour en fixer le destin. C’est donc vous qui déterminerez l’avenir de cette initiative selon que vous déciderez ou non d’acheter ou de recommander d’acheter ce livre".
Quelle résonance a eu cet espoir? La chronologie des articles, des notes, des commentaires, des citations qui sera régulièrement mise à jour, permettra à chacun de s'en faire une idée. Il y a ou il y aura surement des oublis dont je serais reconnaissant qu'ils me soient signalés. Bien entendu, je n'inclus pas dans ce recensement les réactions qui m'ont été adressées de manière privée.

Lire la suite "Causeries à bâtons rompus: le "buzz"(mise à jour:15.08.07)" »

06 avril 2007

Le livre!
Un produit du blog et un banc d’essai
Acheter le livre chez le publieur.com   ou chez Amazon  ou à la Fnac
Télécharger le livre gratuitement
Si vous voulez en savoir plus…

Lire la suite "" »

17 janvier 2007

KTO: Que deviennent-ils?

KTO, la télévision catholique, propose à ses téléspectateurs, dans la série "Un jour Une foi",  une émission posant la question : "Que deviennent-ils?"
Hier soir, interrogé par Richard Boutry, je me suis efforcé d'y répondre.

31 janvier 2006

PDGCEO.COM, un projet d’entreprise, né du blog

Ceux qui fréquentent régulièrement ce blog ont certainement remarqué Didier comme l’un des auteurs de commentaires les plus assidus et aussi comme auteur d'un blog pionnier, celui de Paris Neuvième. Didier  et moi, nous avons en commun d’avoir travaillé dans la même entreprise. Il l’a quittée peu de temps après moi sans qu’il y ait de lien de cause à effet entre ces deux départs. Depuis lors, après avoir cherché un nouvel emploi, il a envisagé de créer sa propre entreprise.
C’est la mise en ligne de mon blog dont il a été l’un des premiers visiteurs qui nous a donné l’occasion de nous rencontrer à nouveau il y a moins d’un an. Nous avons discuté de son projet. De nos conversations qui se situaient notamment à l’époque où je publiais sur ce blog neuf notes sur les hautes rémunérations, a surgi l’idée qui est à l’origine du site marchand, www.pdgceo.com, lancé par la SARL du même nom que Didier a créée et qu’il vient de mettre en ligne.
De quoi s’agit-il ? La rémunération des organes de direction et de contrôle des entreprises faisant appel à l’épargne publique - les «mandataires sociaux» au sens juridique du terme - qu’ils soient exécutifs ou non - a fait l’objet de nombreux débats ces derniers temps. Plusieurs dispositions législatives fixent les conditions dans lesquelles les informations correspondantes doivent être publiées. Des règles analogues sont en vigueur ou en cours d’adoption dans beaucoup de pays.
Regrouper et présenter d’une manière claire, exhaustive, comparative et régulièrement mise à jour, toutes les informations rendues ainsi disponibles et publier périodiquement des analyses permettant à la fois d’en éclairer la signification et de fournir des éléments de réflexion et d’action, utiles à la gestion des dirigeants des entreprises, telle est l’ambition de ce site. Aucune donnée chiffrée n’y est publiée qui ne l’ait été au préalable, dans le cadre de leurs obligations légales, soit par les entreprises elles-mêmes, soit par le canal des autorités de tutelle comme l’Autorité des Marchés Financiers en France.
Si le premier objectif du site  est de recenser les rémunérations des dirigeants exécutifs des entreprises, vous y trouverez aussi des informations sur la composition des Conseils, d’Administration ou de Surveillance, et sur les rémunérations allouées aux membres de ces conseils. Il  regroupe donc ainsi en un point unique, facilement accessible, beaucoup d’informations sur ceux et celles qui dirigent et contrôlent les principales entreprises en France.
Les analyses qui y seront proposées auront essentiellement pour but de fournir des éléments de référence et de réflexion dans les domaines du droit des sociétés et de la fiscalité applicables à ces questions. www.pdgceo.com dispose de collaborateurs extérieurs, fournissant, en tant que de besoin, des notes spécialisées.
Ainsi les analyses juridiques et fiscales sont assurées par Florence Deboissy, Professeur à l'Université Montesquieu-Bordeaux IV  et par Guillaume Wicker, également  Professeur à l'Université Montesquieu-Bordeaux IV, par ailleurs notamment et conjointement auteurs de l'ouvrage de référence que constitue le Code des sociétés et autres groupements (édition 2006)publié chez LexisNexis.
Par ailleurs, en ce qui me concerne, je contribuerai, je l'espère, parmi d'autres, à alimenter la rubrique, intitulée "Opinions", qui se fixe pour objectif de contribuer à la réflexion relative à la politique de rémunération des mandataires sociaux et aux questions liées au gouvernement d'entreprise en général.
www.pdgceo.com n’est pas un blog. C’est un site qui offre un service et qui n’a pas pour vocation d’être un lieu de débat, de dialogue et encore moins de polémique. Son ambition est de fournir à ses abonnés potentiels, consultants en ressources humaines, cabinets de recrutement, analystes financiers, banquiers, journalistes, actionnaires etc..., tous les éléments de fait et de droit concernant les rémunérations des dirigeants de sociétés cotées, aujourd’hui uniquement en France, mais peut-être demain, si le succès est au rendez-vous, à l’étranger.
Didier a fourni un énorme travail pour mettre au point ce produit. Il a beaucoup de projets pour l’améliorer encore. Il suffit, mais il faut pour cela, qu’il y ait assez de clients pour lui faire confiance !

23 janvier 2006

Un prix exemplaire

En juin 2005, j'avais attiré par votre attention par une note intitulée, La folie financière , sur le livre d'Edouard Tétreau, Analyste: au coeur de la folie financière.
Je suis heureux que cet ouvrage qui sort des sentiers battus de la langue de bois financière ait recueilli via Internet suffisamment de suffrages de lecteurs pour se voir décerner le Prix des Lecteurs du Sénat.
Edouard Tétreau me pardonnera de rendre public le courriel par lequel il m'annonce, comme à d'autres, la nouvelle et qui se suffit à lui-même:

Chers électeurs et lectrices,
Hier après-midi, samedi 21 janvier 2006 au Sénat, la corporate governance a subi une grave défaite.
En effet, votre serviteur et néanmoins « Analyste » s’est vu décerner le prix des lecteurs du Sénat, avec 45% des suffrages exprimés, devançant « Le capitalisme est en train de s’autodétruire » (Artus/ Virard, 30%) et « Le ghetto français » (Eric Maurin, 25%).
Dire que « je vous ai compris » serait excessif : moi-même, je ne comprends rien à ce résultat abracadabrantesque. Suggérer que « la création de valeur a perdu une bataille, mais n’a pas perdu la guerre » serait plus juste : aux dernières nouvelles, la création de valeur n’a pas dit son dernier mot…
Bref, je crois plus raisonnable de vous dire, très chaleureusement et très simplement : merci ! Merci pour votre participation active et amicale à ce scrutin par internet, qui a réuni 6600 personnes. Merci pour votre indulgence. Et pour le sens de l’humour que vous avez ainsi manifesté…
En attendant les prochaines échéances littéraires sinon électorales, je vous prie de croire, mes chères électrices et lecteurs, en l’expression de mes sentiments les plus reconnaissants, et les plus corporate gouvernants. Boursièrement vôtre,
Edouard

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