Entreprise

28 avril 2008

Trois ans d’investissement individuel,une expérience microéconomique

Voilà trois ans exactement que, souhaitant occuper une partie de mon temps à rendre service, j’ai engagé une activité artisanale et bénévole de soutien et de conseil à des jeunes entreprises. Rendre compte, fût-ce sommairement, de cette expérience microéconomique peut être utile à ceux qui envisageraient de faire de même.
D’autant qu’à partir de cette année, la fiscalité apporte un encouragement puissant à ce type d’activité. Non seulement 75% du montant investi en direct dans des petites et moyennes entreprises peut désormais être déduit du montant dû au titre de l’impôt de solidarité sur la fortune dans la limite de 50000€, mais, dans la limite de 40000€, 25 % de la part du montant investi  qui ne serait pas pris en compte au titre de la première disposition peut être déduit de l’impôt sur le revenu. L’incitation pour l’investissement individuel direct est d’autant plus marquée que si le passage par des fonds d’investissement spécialisés est autorisé, il se traduit néanmoins par une réduction de l’avantage consenti.
Pour être fortement encouragé, le chemin de l’investissement individuel direct n’est pas sans périls, même si, pour les plus fortunés, significativement financés par l’impôt, les risques patrimoniaux sont par définition limités. La voie la plus prudente consiste sans doute à s’agréger à un réseau de « business angels » qui offre en général la sécurité relative d’une procédure d’instruction organisée, d’une expertise partagée et de modèles contractuels utiles. Pour autant les taux de succès des investissements effectués par ce canal si l’on en croit les rares données publiées ne sont pas exceptionnels.
Une démarche individuelle conserve dès lors son intérêt.

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08 mars 2008

Réponses...

Les Web TV se multiplient. Cet instrument nouveau de communication devient une réalité d'Internet et constitue une concurrence supplémentaire pour les médias traditionnels.Ses atouts sont la simplicité de production, la flexibilité d'utilisation, la rapidité de mise en œuvre, mais aussi la possibilité de permettre l'expression des opinions d'une manière plus libre et plus ouverte sans l'intermédiation réductrice du journalisme télévisuel institutionnel.
Oméga TV  est l'une ces "télévisions" dont l'ambition est de donner, selon ses propres termes, "des clés pour mieux vivre : elle aide à se repérer, à se préparer aux grandes étapes de la vie et, s'il le faut, à se «réparer» ou à se reconstruire ! Alors, ne restez pas les bras croisés face à l'évolution de la vie et du monde ! Chacun peut devenir acteur du changement, pour soi et pour la société."
Une autre raison que j'ai de signaler son existence est qu'elle a récemment mis en ligne les réponses que j'ai pu donner à toute une série de questions très diverses auxquelles ont peut accéder par un simple clic sur leur libellé:

30 janvier 2008

Après le pire, le meilleur

A mon corps défendant, il y a quelques jours, je revenais neuf mois plus tard sur Alstom à propos d'un article dont l'exactitude et la pertinence laissaient beaucoup à désirer et je concluais en soulignant que "les entreprises en général et Alstom en particulier méritent mieux que ce type d’exercice littéraire aussi ridicule que fantaisiste".
Sans qu'évidemment, j'y sois pour rien, un autre article, cette fois-ci de Philippe Escande, publié ce matin dans Les Echos, page 12, sous le titre "Confronté à une crise exceptionnelle, sur les rails, Alstom veut monter en puissance" offre au lecteur une analyse informée, intelligente et équilibrée du parcours de cette entreprise.
Ce qui confirme que, dans les médias comme dans la vie, le meilleur côtoie le pire et qu'il existe aussi dans notre pays un journalisme professionnel de qualité. Voilà qui m'autorise en tout cas à revenir, le cœur serein, à cette pause que j'avais momentanément suspendue en espérant qu'elle pourra rester définitive, à tout le moins, sur ce sujet.

16 janvier 2008

Neuf mois plus tard !

Dans mon dernier livre, Causeries à bâtons rompus , qui peut être téléchargé gratuitement  sur ce site, j’avais consacré aux pages 173 à 201 un Post Scriptum à «Alstom, quatre ans après». «Avec la ferme intention de ne plus y revenir», je prévoyais néanmoins que «je continuerai de temps à autre à être frappé par une de ces balles perdues», dont le journalisme contemporain se fait souvent une spécialité.
Pendant neuf  mois déjà, je me suis tenu à cette attitude jusqu’à ce que, ces derniers jours, quelques amis, notamment rencontrés sur ce blog, et certains anciens d'Alstom s’étonnent auprès de moi du contenu et du ton d’un article publié* dans le numéro 196 de Capital de janvier 2008 et intitulé «L’incroyable résurrection d’Alstom» et m’incitent à ne pas laisser sans suite certaines de ses affirmations.

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15 décembre 2007

Pour ou contre les parachutes dorés?

A la suite d'un colloque organisé en octobre 2007, le Journal des Sociétés publie dans son numéro 49 de décembre 2007 un intéressant dossier consacré à "La rémunération des dirigeants". Y figurent notamment des contributions de Mme Catherine Malecki et de MM. Alain Couret, Yann Paclot et Didier Kling.
L'intervention que j'ai faite à ce colloque pour répondre à la question "Pour ou contre les parachutes dorés?" y est également reproduite.
Son texte est téléchargeable ici même: 

Téléchargement jdsparachutesdores.pdf

08 décembre 2007

"Les grandes entreprises et la collectivité"

Sèn-Té est un réseau de consultants indépendants, experts en développement économique local, qui a mis en ligne le blog, Sèn-Té: l'initiative économique des territoires, qui se veut comme un lieu de diffusion de l'information et de partage de leurs expériences.
Antoine Soulié de Morant et Jean-Luc Traineau qui en sont les animateurs m'ont interrogé sur "les grandes entreprises et la collectivité". La vidéo de cet entretien peut être consultée sur DailyMotion à partir de leur blog.

27 avril 2007

Forum du Nouvel Observateur: "Les salaires des grands patrons"

A toutes fins utiles, je vous signale un Forum du Nouvel Observateur sur "les salaires des grands patrons" auquel j'ai participé hier jeudi 26 avril.

17 avril 2007

Bouteille à l’encre

J’ai participé ces jours-ci à plusieurs émissions radiophoniques ou télévisées (Europe 1, LCI, Public Sénat) où étaient évoquées les questions des hautes rémunérations à travers divers cas particuliers qui défrayent la chronique.
Le silence persistant des entreprises et des conseils d’administration qui continuent à répugner à expliquer et à justifier leurs décisions renforce l’incompréhension dont elles font l’objet et encourage les politiques à se saisir du sujet et à improviser des «solutions» déconnectées de la réalité des entreprises.
Les tentatives de quelques uns comme Aldo Cardoso sur Public Sénat ou du blog zAdvocate' et aussi de quelques journalistes, sans même me référer aux trente pages que j'y consacre dans Causeries à bâtons rompus, pour introduire un peu de professionnalisme dans le débat n’en sont que plus méritoires.
Il serait temps en effet, après cinq ans de transparence, que les entreprises concernées et les spécialistes des ressources humaines et du droit du travail donnent leur point de vue pour qu’on passe du stade de l’indignation et de la polémique à celui de la réflexion en profondeur et du changement des comportements.
L’appel solennel que vient de lancer Laurence Parisot, s’appuyant sur les recommandations du Medef et de l'Institut de l'Entreprise, permettra peut-être d’avancer dans cette direction. Il n’est pas interdit d’espérer.

02 février 2007

Polémiques à l'aune des réalités

Alors qu'une fois de plus, les indemnités de départ et, à travers elles, les hautes rémunérations dans les grandes sociétés cotées font l'objet de polémiques, Transparence(s), le blog de pdgceo.com, présente des statistiques inédites, permettant de mesurer la réalité des rémunérations des exécutifs et des chefs d'entreprise des sociétés du SBF250 qui incluent par définition celles du CAC 40 et du SBF120. Un commentaire en fait la synthèse.
On notera avec intérêt que si la rémuneration annuelle moyenne des exécutifs du CAC 40 a été de 1662000 euros en 2005, elle a été de 630000 euros pour ceux du SBF120 hors CAC 40 et tombe à 280000 euros pour ceux du SBF250 hors SBF120.
Les chiffres fournis dans les tableaux 14, 15, 16 et 17 fournissent également la répartition de ces rémunérations annuelles par tranches de 300000 euros. On y notera que sur la totalité des 523 exécutifs recensés, 43% gagnent moins de 300000 euros par an et 70%, moins de 600000 euros. Pour les 214 chefs d'entreprise recensés, ces pourcentages sont respectivement de 31% et de 59%.
Certes 16% des exécutifs et 12% des chefs d'entreprise ont une rémunération annuelle, supérieure à 1500000 euros en 2005. Mais il est juste de se rappeler qu'ils ne constituent qu'une petite minorité, y compris parmi les sociétés cotées. Sans même se référer à l'immense armée des chefs d'entreprise de ce pays dont la rémunération annuelle n'approche que de très loin le seuil des 300000 euros!
Ces données doivent être rappelées en permanence pour éviter que le débat légitime sur les très hautes rémunérations ne tourne au procès systématique des entreprises et de leurs chefs qui, dans leur immense majorité, ne font pas partie de cet univers.

29 janvier 2007

Louis Schweitzer : « Entre Billancourt et le marché mondial »

Pour raconter ses "années Renault", Louis Schweitzer a adopté une méthode combinant classicisme et innovation. En effet si recourir au dialogue est fréquent pour qui veut rendre compte d’un parcours professionnel, le fait de l’avoir engagé alors que l’intéressé exerçait encore sa responsabilité opérationnelle à la tête de l’entreprise est moins habituel. Mais c’est sans doute ce qui donne à ce livre son caractère dense, précis et vécu et qui fait tout le prix de ce témoignage de première main sur cette aventure industrielle qui, en peu d’années, a fait de Renault, associé à Nissan, le quatrième constructeur d’automobiles au monde.

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