Dans le prolongement des réflexions sur les jeunes entreprises qui, de temps à autre, alimentent encore ce blog, la lecture de la La Gazette de la société et des techniques est souvent instructive.
Tel est le cas du numéro de janvier 2010 qui publie le résumé d'un mémoire de trois ingénieurs des Mines, Benjamin Bertrand, Philippe Bodénez et Etienne Hans, intitulé Le patron de PME, ou le syndrome de Peter Pan. Cependant, plus encore que ce résumé, la lecture de l'intégralité du mémoire aura le mérite à la fois de distraire, car les auteurs rendent compte de leurs multiples entretiens avec une plume allègre et rafraichissante, et de faire réfléchir, car leurs points de vue échappent à la banalité.
Pour mettre en appétit, voilà la manière dont ils définissent la PME:
"La définition de la PME est ambivalente. Quand l'Europe parle de moins de 250 salariés, la CGPME, par la voix de son fondateur, évoque l'entreprise dans laquelle son dirigeant s'engage tout entier, et risque jusqu'à "son honneur"*. On pourrait suggérer une caractérisation hardie: la PME est l'entreprise dont on juge qu'elle peut (voire doit) être aidée. Cela exprime toute l'ambiguïté de la relation française aux petites entreprises".
*"Un patron de PME, c'est celui qui engage dans son entreprise tout son avoir financier, celui qui exerce des fonctions réelles et uniques de responsabilité et de gestion, celui qui met en jeu son savoir et, en cas d'échec, son honneur", Léon Gingembre, fondateur de la CGPME.
