A une époque où, dès qu'il s'agit de l'entreprise, sous l'effet de la crise économique et sociale et de la démagogie politique de plus en plus répandue y compris aux plus hauts niveaux des Etats, triomphe trop souvent le populisme, il est bon de signaler à l'attention des lecteurs de bonne volonté les esprits et les écrits qui y échappent.
Le Nouvel Economiste se fait une spécialité, digne d'estime, de les accueillir. Dans le numéro daté du 12 au 18 mars 2009, deux articles expriment des idées qui, pour n'être probablement pas populaires, relèvent de cette inspiration.
Le premier, intitulé "Grandeur et décadence" et sous-titré "Grands patrons, de surhommes à bouc-émissaires" reprend notamment des propos de Diane Ségalen, particulièrement pertinents.
Le second donne la parole à Michela Marzano, une philosophe italienne, chargée de recherche au CNRS, dont les idées, dérangeantes sans doute pour certains, invitent à la réflexion sur l'entreprise, "lieu de travail", qui "n'est pas censée donner du sens à la vie".
Ces articles comme l'ensemble du journal sont accessibles librement sur son
site et sont reproduits ci-dessous.