Alors que le système bancaire mondial est emporté dans la tourmente et que même les esprits les plus calmes sont gagnés par l'inquiétude, l'essentiel est de maintenir ou de rétablir la confiance.
Pour ce qui me concerne, dans les dernières vingt quatre heures, j'ai été heureux d'entendre Jean-Claude Trichet hier soir sur France 2 et de lire François Fillon ce matin dans Les Echos, les premiers dans notre pays qui ont su trouver les explications et les mots, donnant le sentiment que la situation critique que nous affrontions était comprise et que les moyens d'action nécessaires étaient disponibles.
Leurs propos ont été précis, prudents, mesurés et concrets, sans emphase, sans grandiloquence et sans verbiage, traduisant un état d'esprit approprié quand il s'agit en priorité d'assumer et d'agir pour casser la spéculation et stabiliser le système bancaire. C'est ensuite seulement que pourra venir le temps de l'analyse approfondie des causes, de la recherche des responsabilités et, espérons-le, de la mise en œuvre des réformes indispensables.
