Je ne sais pas si, comme moi, vous avez du mal à vous retrouver dans le dédale des raisonnements et des explications, destinés à nous faire comprendre les tenants et aboutissants de la crise financière qui emporte l'économie mondiale dans la tourmente.
Certains affirment déjà que la crise est terminée. D'autres soutiennent que ses effets les plus graves sont encore devant nous. Quoi qu'il en soit, les architectes et les gestionnaires du système qui a conduit à la crise nous expliquent qu'un peu plus de transparence et un peu plus de contrôle suffiraient à nous éviter à l'avenir la répétition de tels sinistres planétaires.
Peut-être! Mais, ceux qui auraient des doutes sur le caractère approprié et suffisant de telles démarches auraient avantage à lire le dernier numéro du Nouvel Economiste et, plus particulièrement La lettre ouverte...aux "Quants" de Christophe J.Nijdam. Ils y trouveraient matière à méditer.
" La guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée à des militaires", disait Georges Clémenceau. En lisant ces réflexions, on est tenté de le paraphraser en se disant que, décidément, la finance est une chose trop sérieuse et aux conséquences trop graves pour être laissée aux seuls financiers, banquiers ou mathématiciens et que la société ne pourra pas s'exonérer de se poser des questions essentielles sur les dérives constatées et de rechercher des solutions structurelles.
