Après le pire, le meilleur
A mon corps défendant, il y a quelques jours, je revenais neuf mois plus tard sur Alstom à propos d'un article dont l'exactitude et la pertinence laissaient beaucoup à désirer et je concluais en soulignant que "les entreprises en général et Alstom en particulier méritent mieux que ce type d’exercice littéraire aussi ridicule que fantaisiste".
Sans qu'évidemment, j'y sois pour rien, un autre article, cette fois-ci de Philippe Escande, publié ce matin dans Les Echos, page 12, sous le titre "Confronté à une crise exceptionnelle, sur les rails, Alstom veut monter en puissance" offre au lecteur une analyse informée, intelligente et équilibrée du parcours de cette entreprise.
Ce qui confirme que, dans les médias comme dans la vie, le meilleur côtoie le pire et qu'il existe aussi dans notre pays un journalisme professionnel de qualité. Voilà qui m'autorise en tout cas à revenir, le cœur serein, à cette pause que j'avais momentanément suspendue en espérant qu'elle pourra rester définitive, à tout le moins, sur ce sujet.

Cher Pierre, c'est que du bonheur de vous savoir apaisé et réconforté.
Malgré tout on aime bien vous retrouver ici même si c'est pour un "coup de gueule" bien senti ;)
Rédigé par: tilly | le 30 janvier 2008 à 09:28
Bonjour,
Oui tous les indicateurs sont au vert chez Alstom, mais n'est ce pas normal alors qu'il sera impossible de fournir l'énergie à 9,7 milliards d'habitants en 2050 et que les tensions devraient être perceptibles à l'horizon 2015-2020 (source: service recherches et développement EDF). La demande d'énergie est immense et est étroitement liée au PIB et évidemment à la production de CO2. Ce n'est pas un mince dilemme de résoudre cette quadrature !
Et puis, il y a le merveilleux AGV fruit de 10 années d'efforts. Le seul problème est qu'on ne parvient pas à créer un duplex sur cette gamme ce qui n'encourage pas la SNCF à l'acheter.
La période est bonne pour les dirigeants qui ont des centaines de milliers de stocks options, les commerciaux, les financiers et les juristes qui occupent tous les postes de responsabilité. Ils ont véritablement pris le pouvoir dans cette société au détriment des techniciens et des ingénieurs.
Pour les autres, ce n'est donc pas le Pérou. Durant 35 années dans cette société, je suis loin de m'être enrichi et les 10 dernières années de ma carrière auront été littéralement gâchées par des restructurations à répétition.
Vivement la préretraite en mars 2009! Je ne m'épanouis vraiment pas dans cette société qui ne correspond plus à mes valeurs personnelles.
Sans doute à cause de la crise de 2003, les procédures de travail sont devenues trop administratives avec des controles multiples. Plus personne n'a réellement d'initiatives, ce qui aura un jour ou l'autre, lorsque le marché ne sera plus aussi favorable, des conséquences très dommageables.
J'ai voulu écrire ces quelques lignes pour vous aider à mieux comprendre que tout n'est pas parfait dans cette société qui veut donner à l'extérieur une image très clean.
N'ayez donc au regret de la période passée et continuez à écrire, des romans ou des scénarii de films, car vous avez de réels talents.
Cordialement
C.T
Rédigé par: THIEBAUT | le 06 février 2008 à 01:24
trop de sociétés veulent donner une image clean
Rédigé par: didier | le 06 février 2008 à 18:12
et bien, ces notes ne sont pas complètement vaines. que lis-je chez un éditorialiste du monde de ce ouikenne ?
"Par parenthèse, il serait bien temps que l'histoire industrielle réhabilite Pierre Bilger"
;-)
Rédigé par: lionel_l | le 11 février 2008 à 01:21
d'accord avec Tilly et avec Lionel_l, moi qui vous élis régulièrement ici sans jamais me montrer en ces comment ne pas se taire !
Sissi !
Rédigé par: Cactus aime le mot dit | le 15 février 2008 à 09:30