J’ai participé ces jours-ci à plusieurs émissions radiophoniques ou télévisées (Europe 1, LCI, Public Sénat) où étaient évoquées les questions des hautes rémunérations à travers divers cas particuliers qui défrayent la chronique.
Le silence persistant des entreprises et des conseils d’administration qui continuent à répugner à expliquer et à justifier leurs décisions renforce l’incompréhension dont elles font l’objet et encourage les politiques à se saisir du sujet et à improviser des «solutions» déconnectées de la réalité des entreprises.
Les tentatives de quelques uns comme Aldo Cardoso sur Public Sénat ou du blog zAdvocate' et aussi de quelques journalistes, sans même me référer aux trente pages que j'y consacre dans Causeries à bâtons rompus, pour introduire un peu de professionnalisme dans le débat n’en sont que plus méritoires.
Il serait temps en effet, après cinq ans de transparence, que les entreprises concernées et les spécialistes des ressources humaines et du droit du travail donnent leur point de vue pour qu’on passe du stade de l’indignation et de la polémique à celui de la réflexion en profondeur et du changement des comportements.
L’appel solennel que vient de lancer Laurence Parisot, s’appuyant sur les recommandations du Medef et de l'Institut de l'Entreprise, permettra peut-être d’avancer dans cette direction. Il n’est pas interdit d’espérer.
