Alors qu'une fois de plus, les indemnités de départ et, à travers elles, les hautes rémunérations dans les grandes sociétés cotées font l'objet de polémiques, Transparence(s), le blog de pdgceo.com, présente des statistiques inédites, permettant de mesurer la réalité des rémunérations des exécutifs et des chefs d'entreprise des sociétés du SBF250 qui incluent par définition celles du CAC 40 et du SBF120. Un commentaire en fait la synthèse.
On notera avec intérêt que si la rémuneration annuelle moyenne des exécutifs du CAC 40 a été de 1662000 euros en 2005, elle a été de 630000 euros pour ceux du SBF120 hors CAC 40 et tombe à 280000 euros pour ceux du SBF250 hors SBF120.
Les chiffres fournis dans les tableaux 14, 15, 16 et 17 fournissent également la répartition de ces rémunérations annuelles par tranches de 300000 euros. On y notera que sur la totalité des 523 exécutifs recensés, 43% gagnent moins de 300000 euros par an et 70%, moins de 600000 euros. Pour les 214 chefs d'entreprise recensés, ces pourcentages sont respectivement de 31% et de 59%.
Certes 16% des exécutifs et 12% des chefs d'entreprise ont une rémunération annuelle, supérieure à 1500000 euros en 2005. Mais il est juste de se rappeler qu'ils ne constituent qu'une petite minorité, y compris parmi les sociétés cotées. Sans même se référer à l'immense armée des chefs d'entreprise de ce pays dont la rémunération annuelle n'approche que de très loin le seuil des 300000 euros!
Ces données doivent être rappelées en permanence pour éviter que le débat légitime sur les très hautes rémunérations ne tourne au procès systématique des entreprises et de leurs chefs qui, dans leur immense majorité, ne font pas partie de cet univers.
