"La France injuste" de Timothy B.Smith, avec le sous-titre «1975-2006 : pourquoi le modèle social français ne fonctionne plus», bien que publié pour la première fois en 2004 et en France au début de 2006, est un livre qu’il faut lire, même si c’est avec retard, ce qui est mon cas.
L’auteur, un professeur canadien d’histoire contemporaine à la Queen’s University dans l’Ontario au Canada, ne nous rend pourtant pas la tâche facile. Non seulement parce que, dans la plus pure tradition universitaire, l’ouvrage est agrémenté de 80 pages de notes ou d’annexes sur un total de 350 pages, mais aussi parce qu’il trouble notre confort de lecture par une méthode démonstrative, faite d’accumulation d’innombrables données, soigneusement référencées, qui, peu à peu, composent un tableau à travers un itinéraire qui ne nous épargne ni détours ni aller-retour sans nous offrir ce jardin à la française que les cartésiens que nous sommes affectionnons.
On ne sera donc pas surpris que j’ai eu quelque hésitation à m’engager dans un compte rendu analytique que la densité de l’œuvre aurait pourtant justifié. Heureusement Google en me faisant découvrir celui d’Alexandre Delaigue sur Econoclast.org, site de ressources en économie pour les nuls et les autres, me dispense de cet effort. Je vous invite donc à vous y reporter.
Le point de vue de Timothy B.Smith est en effet passionnant. Il ne s’agit pas d’une énième critique libérale anglo-saxonne caricaturale du système français, mais d’un historien qui, comme il le dit dans une interview à 20 Minutes , est pris aux Etats-Unis «pour un communiste», qui «croit à la dépense publique redistributive» et qui se félicite que «les pays scandinaves ont compris que pour être un bon socialiste, il fallait faire la paix avec le capitalisme». Il résume sa thèse et son parti pris de manière limpide dans sa préface à l’édition française de son livre :
«La plupart des gens qui croyaient « le modèle social français » menacé par la Constitution européenne considèrent ce modèle comme solidaire, redistributif, fondamentalement sain et financièrement solvable. Cet ouvrage conteste sans ambages ces affirmations et entend démontrer, dans une perspective de centre gauche, que le modèle français est : premièrement, de manière générale, non redistributif envers les pauvres ; deuxièmement, il est lui-même la cause principale du chômage ; troisièmement, il est injuste pour les jeunes, les femmes, les immigrés et leurs descendants ; enfin, quatrièmement, il est intenable financièrement.»
De sa démonstration implacable, appuyée la plupart du temps sur des faits et des chiffres convaincants, quelques éléments parmi d’autres retiennent particulièrement l’attention au moment où commence un débat déterminant pour l’avenir du pays. Pour les illustrer et, en même temps, alimenter l’envie de lire le livre, voici quelques citations significatives :
- Dans le chapitre «Le malentendu de l’Etat Providence français» : «40% environ de la population en âge de travailler, pauvre, sans emploi ou en situation de sous-emploi, ne bénéficie que d’un accès limité aux prestations sociales. Il ne s’agit pas d’une coïncidence : la politique sociale française ne sert pas les intérêts des citoyens réduits à la pauvreté et des (chômeurs). Où va l’argent ? Pour la plus grande part, aux plus riches et aux classes moyennes, à « ceux du dedans », titulaires d’un emploi confortable (essentiellement des hommes d’âge mûr) ; une très petite partie de cet argent revient à « ceux du dehors » (chômeurs, bas salaires, pauvres, jeunes, immigrés). Il faut ajouter que les retraités français sont les plus riches du monde (par rapport aux salariés) et qu’ils prennent leur retraite beaucoup plus tôt que leurs homologues de nombreux pays européens. Ce sont eux qui constituent le noyau dur des partisans de l’Etat providence, et ce sont leurs désirs – non ceux des 1,7 millions de travailleurs pauvres, des parents isolés, des enfants d’immigrés au chômage, des handicapés, des jeunes foyers confrontés aux bas salaires et aux loyers élevés – qui déterminent le programme de politique sociale depuis 1980. »
- Dans le chapitre «La trahison des intellectuels : la mondialisation, bouc émissaire des problèmes économiques et sociaux de la France» : «Sophie Meunier et Philippe Gordon ont récemment montré que ces réformes radicales (de même que les réformes mises en œuvre sous le gouvernement Jospin à la fin des années 1990) ont été appliquées à la dérobée, sans justification intellectuelle et sans que leurs auteurs aient cherché à en retirer récompense ou mérite politique. Imaginez Ronald Reagan ou Margaret Thatcher omettant de s’attribuer le mérité de leurs efforts pour déréguler l’économie ! Or c’est précisément ce qui est arrivé en France à la fin des années 1980. Puisque la fin du dirigisme n’a pas été présentée comme la bonne solution, indépendamment des forces extérieures, les critiques extrémistes ont beau jeu d’accuser la mondialisation de ces changements apparemment funestes. L’incapacité des élites dirigeantes françaises à justifier leurs réformes, d’un point de vue politique et intellectuel, constitue une faute cardinale qui a directement favorisé la montée de l’extrémisme. En dix ans, les élus de tous bords sont passés maîtres dans l’art de la langue de bois : ils affirment à l’opinion publique qu’ils défendront le grand Etat providence alors qu’ils en démolissent tranquillement, en sous-main, l’appareil dirigiste.»
- Dans le chapitre «La rupture avec le socialisme» : «MM. Mitterrand et Chirac n’ont jamais assumé leur responsabilité dans la crise de l’emploi. Tous deux ont cherché des coupables et des alibis ailleurs : la nécessité de préparer le pays à l’union monétaire européenne, la marée montante de la mondialisation néolibérale, la menace de la concurrence asiatique, le reaganisme et le thatchérisme, l’influence grandissante des investisseurs internationaux, le «mur de l’argent», etc.»
- Dans le chapitre «La persistance des inégalités» : «A moins d’abaisser les cotisations sociales dégressives et d’introduire un véritable impôt sur le revenu progressif, qui frappe le quart supérieur de la population pour donner au quart inférieur, la France restera une société hautement inégalitaire. Ce n’est pas la mondialisation qui a empêché les socialistes de choisir cette voie : c’est par atavisme et par crainte de s’aliéner leurs propres partisans – les classes moyennes et aisées en majorité – que les socialistes n’ont pas honoré cette promesse électorale ».
- Et encore dans le même chapitre : «Le système de sécurité sociale française a toujours été dirigé par des travailleurs syndiqués de sexe masculin, des professions libérales et des fonctionnaires. Il en résulte que ceux qui n’ont pas un bon emploi sont moins étroitement associés aux prestations. Il n’y a jamais eu de place, dans la vision mythique de la solidarité des travailleurs, pour une jeune femme au chômage, un parent isolé gagnant le salaire minimum, un homme né en Algérie vivant dans une cité-ghetto de la banlieue de Lyon, un handicapé rejeté par le marché du travail, vivant seul à Paris avec pour toute ressource une maigre allocation versée par l’Etat. Fonder l’accès aux prestations sociales sur la citoyenneté permet, à l’inverse, de ne pas marginaliser au sein du système de prestations sociales les exclus du marché du travail. »
- Dans le chapitre « Les groupes protégés » : « Aucune population de retraité n’est aussi riche (par rapport au salaire moyen) que les Français. En 1993, la France est parvenue à une sorte de point limite : les retraités français de soixante ans et plus avaient atteint le même niveau de richesse que les actifs qui subvenaient à leurs besoins. En 2000, les retraités français étaient de 15 à 20% plus riches en moyenne que les actifs. Ce chiffre inclut les revenus déclarés à l’exclusion des autres avoirs (l’immobilier, par exemple). (…) outre les inégalités flagrantes associées aux régimes de retraite spéciaux, les riches sont généralement favorisés, quel que soit leur régime d’affiliation. »
- Dans le chapitre «Les exclus : les immigrés, les jeunes, les femmes » : «La jeunesse française, comme la jeunesse italienne, n’est défendue par personne. Dans toute son histoire, le mouvement syndical français n’a jamais négocié pour les créations d’emplois ; autant il s’est montré généreux en paroles de compassion envers les chômeurs, autant il a concentré ses efforts sur la défense des emplois existants. (…) Le mouvement syndical a exigé des augmentations salariales supérieures à la norme européenne, a appelé à la réduction de la semaine de travail, a réclamé des plans de préretraite et des augmentations de valeur des pensions de retraite. (…) Les travailleurs ne se sont pas battus pour les moins chanceux qu’eux – les aspirants au travail.»
- Enfin dans le chapitre «L’exception française» : «Beaucoup d’hommes politiques français sont incapables d’accepter l’idée que le marché devrait être libre de détruire et de créer des emplois. Surtout, la plupart des citoyens français ne lui font pas confiance. Ils ne croient pas que le marché soit source de prospérité ; si l’on se souvient que plus de 50% de la population dépend de l’Etat pour son revenu (fonctionnaires, retraités, bénéficiaires de l’aide sociale), ce sentiment se comprend aisément. Une réforme d’envergure parait très improbable tant que cette hostilité au système même qui fonde le social n’est pas surmontée. Les dirigeants français ont une longue route devant eux : ils pourraient commencer par abandonner leur obsession de la mondialisation et recentrer le débat public sur les enjeux nationaux. Si le chômage était une vraie préoccupation, la politique la plus «solidaire » consisterait en un programme redistributif pour combler les vides du marché et assurer un salaire décent, tout en dérégulant le marché du travail dans le but de créer des emplois et de réduire le taux de dépendance. (…) Dans une étude récente sur la dérèglementation en Europe, la France se distingue comme le seul pays où la question n’est pas largement débattue : les hommes politiques (des deux principaux partis) n’osent pas en parler, et le grand public est inconscient du problème. »
Certes cette description «au vitriol» de la réalité française, qui n'épargne aucune des équipes politiques qui se sont succédées au pouvoir depuis trente ans, n’est pas exempte, comme le relève Alexandre Delaigue, ici ou là, d’imprécisions, d’inexactitudes ou d’obsolescences, inévitables dans ce dernier cas pour un livre publié pour le première fois en 2004.
Il n’en reste pas moins que ce diagnostic cinglant reste d’une actualité brûlante et nous interpelle avec vigueur :
- Quand cesserons-nous de nous abriter derrière des alibis commodes et trompeurs, Europe ou mondialisation, pour éviter de nous interroger sur le délabrement d’une gestion publique qui est de notre seule responsabilité et dont les fondements essentiels n’ont pas été renouvelés depuis 1940 ?
- Quand accepterons-nous de reconnaitre que notre système de redistribution est régressif et injuste par la combinaison de prestations sans sélectivité ni hiérarchisation et de prélèvements obligatoires pesant, directement ou indirectement, tous instruments confondus, proportionnellement davantage sur les moins favorisés que sur les plus riches ?
- Quand nous engagerons-nous à réexaminer l’ensemble de nos prestations sociales pour faire en sorte qu’elles bénéficient en priorité à ceux qui en ont le plus besoin ?
- Quand nous attaquerons-nous à une réforme du système fiscal qui donne, dans notre pays, à l'impôt sur le revenu toute la place que lui réservent tous les États développés et modernes, y compris les plus libéraux, de manière à réduire sérieusement et démocratiquement les inégalités excessives de revenu et de patrimoine?
- Quand nous déciderons-nous à concentrer sur les seules entreprises, unique source de la création de richesse, toute la marge de manœuvre qui pourra être disponible quand la dette publique aura été ramenée à un niveau supportable, pour poursuivre avec détermination l'allègement de leurs charges fiscales et sociales en vue de renforcer leur capacité de recherche et d'investissement au lieu de chercher à retenir, sans chance réelle de succès, par le moyen d’allègements abusifs de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt de solidarité sur la fortune quelques « déserteurs fiscaux » de quitter le pays?
- N’est-il pas temps aussi de nous interroger sur la préférence pour la retraite qui caractérise notre société d’aujourd’hui tant en termes de revenus que de durée de la vie active au détriment de la jeunesse de notre pays et des exclus du marché du travail ?
- Quand, enfin, comprendrons-nous que les créations d’emplois ne pourront être à la hauteur des besoins que quand nous aurons le courage de réformer le marché du travail de manière à ce que la facilité de les détruire encourage la volonté de les créer tout en assurant à chacun tout au long de sa vie professionnelle la formation et les ressources nécessaires en situation de transition entre deux emplois ou de chômage persistant?
Voilà des questions qu’il serait utile de débattre dans les semaines qui viennent. On peut en tout cas savoir gré à Timothy B. Smith de nous aider à les poser.

Merci de ce compte-rendu, qu'il convient de diffuser et vulgariser au maximum.
J'ai lu la France injuste il y a 6 mois, et j'en étais ressorti profondément choqué.
Notamment au sujet des grêves contre la réforme Juppé des retraites. J'avais 14 ans à l'époque et la rhétorique "non à ta réforme de salaud à la botte des puissants" avait marché sur moi : Juppé et son langage techno, Juppé et son arrogance, Juppé..., ça collait au personnage. Je n'ai donc pas cherché à comprendre (et tant mieux, à 14 ans, ç'eût été mauvais signe!).
J'ai découvert avec Thimothy B Smith que cette réforme était EGALITAIRE, qu'elle visait à mettre fin aux privilèges corporatistes, à mettre en place une solidarité réelle devant la retraite.
Pas agréable de se sentir si facilement manipulé.
Par ailleurs, je retiens surtout une chose : sur notre système fiscal, droite comme gauche nous mentent éhontément. Ils portent le débat sur le niveau des prélèvements, quand en fait c'est la structure de notre système fiscal (et notamment la prépondérance de la TVA, impôt dégressif, et de la CSG, impôt simplement proportionnel) qui est profondément injuste : on frappe ceux dont la "capacité de nuisance" (Johnny et son exil ou un syndicat de fonctionnaires, par exemple...) est la plus faible : les vrais faibles et les classes moyennes.
Enfin, ce livre montre, outre que la France est un tissu de corporatismes, que nous ne sommes tout simplement pas gouvernés : gouverner c'est choisir ; or, rien n'est choisi, puisque ça signifierait de déterminer des priorités et, donc, de dire "non" à certaines revendications catégorielles non prioritaires. Alors on diffuse, on saupoudre...et les faibles en crèvent.
Hélas hélas, le débat semble parti pour que les caricatures, dont Thimothy B.Smith a démontré l'inanité et le caractère mensonger, restent encore vives et structurantes de la rhétoriques de nos prétendants...
Rédigé par: carolus | 05 janvier 2007 à 18:31
"Enfin, ce livre montre, outre que la France est un tissu de corporatismes, que nous ne sommes tout simplement pas gouvernés"..."Alors on diffuse, on saupoudre...et les faibles en crèvent."
Le modèle français?
Modèle?
Selon « Petit Larousse Grand Format 2004 » et sur 8 acceptions :
1.Ce qui est donné pour servir de référence,de type.
2.Ce qui est donné,ou choisi,pour être reproduit.
Quitte à me faire taxer une nouvelle fois de virulence sur ce blog je m’aventure à poser la question suivante:
Ne vaudrait-il pas mieux désormais,plutôt que de « modèle social français » , parler de « cas social français » ?
Rédigé par: dab | 07 janvier 2007 à 22:32
Moi, je trouve tout ça passablement déprimant. En effet, si 50% des français dépendent de l'Etat, comment réformer ???
La grande impression, c'est que les jeunes (nés au dela de 1965) vont payer toutes ces erreurs, cela me parait completement incompréhensible. Il ne faudrait pas s'étonner un jour d'avoir en France une révolution dont peut-être le CPE n'était qu'un coup de semonce. Heureusement pour nos hommes politiques qu'il n'existe pas de mouvement apolitique des jeunes.
A suivre donc...
Rédigé par: tanguy40 | 08 janvier 2007 à 10:00
Pour moi la grande erreur de Juppé a été de reculer face à la bronca des syndicalistes et de la population.
Cela prouvait qu'il ne croyait pas à ce qu'il proposait, idem du gvt pour le CPE.
Tant que nos soit disant gourvernants préfereront leur poste à la bonne gouvernance, la situation continuera à se déteriorer.
A nous de choisir quelqu'un qui croient en ce qu'il dit et qui est pret à le mettre en pratique.
Je vois mal quelqu'un qui propose presque tout et son contraire correspondre à ce profil...
Rédigé par: egdltp | 08 janvier 2007 à 15:22
Tout à fait d'accord avec egdltp,sauf que,quitte à me répéter sur ce blog,
à cela :"la situation continuera à se déteriorer." j'ajouterai qu'il n'y a qu'une seule solution ,amender le système électoral en ce sens qu'un élu ne puisse pas être rééligible immédiatement au même mandat.Ca renouvellera,et peut-être rajeunira,la classe politique,et fera qu'un élu ne finira jamais sa carrière politique sur un échec déshonorant en cas d'envoi au tapis ce qui risque d'arriver à quelqu'un qui se tâte et louvoie actuellement en lançant des bouteilles à la mer.
Rédigé par: dab | 09 janvier 2007 à 10:09
Baisser les retraites et baisser les charges, et pour l'entreprise et pour le salarié. Malheureusement en France aucune chance les vieux gouvernent par eux et pour eux, aucun homme politique ne mettra en cause cet équilibre politique ni Sarkosy ni Ségolène, ils seront élus par des vieux sur des programmes de vieux.Une génération qui aura tout sacrifié à son bien être, ses enfants et ses parents....sacré génération soixante huit...
Comme De Gaulle aurait dit: il eût fallut faire tirer, les choses auraient été plus claires.
Bien à vous Salluste
Rédigé par: Salluste | 10 janvier 2007 à 22:03
Ce livre reprend la thèse classique de la société française bloquée par ses castes...
d'ailleurs et cela rejoint la dicussion de ces jours-ci les classes moyennesont en même temps celles qui "bloquent le systéme pour défendre leurs privilèges" et celles qui fournissent une matière imposable de qualité et non délocalisable...bizarre!
ce qui est pénible c'est que les mêmes qui applaudissent ce livre qui explique que les vieux blancs mâles ont un avantage indu vont ensuite défenndre le CPE qui accroît ce différentiel générationnel...
pour faire passer la pilule des sacrifices aux salariés tous les moyens sont décidément bons!
Rédigé par: francis | 15 janvier 2007 à 16:36
Le débat qui concerne le cevenir de la France est toujours très vif à l'approche des élections.
Je n'ai pas lu ce livre, mais toute critique est bonne à prendre.Cependant il ne faut pas se laisser aller à la "déclinologie". J'ai 22 ans et je répugne à voir les gens se monter les uns contre les autres. Dire que c'est la faute d'une génération, c'est trop simple. Dire que c'est la faute des politiqes c'est trop simple. Dire que c'est la faute des syndicats, c'est facile. Quand l'abstention tourne autour de 25%, que le taux de syndicalisation monte péniblement à 8%, c'est facile de dire que c'est la faute des autres. Si la France va si mal c'est peutêtre que les français se foutent de tout et préfère attendre et râler. On parle toujours des problèmes de la France , de la chute du modèle français....mais j'aimerais bien que l'on parle des problèmes du Canada, de l'angleterre...ah ce sont des pays parfaits, toutes mes excuses.
Rédigé par: coriolan | 17 janvier 2007 à 18:46
à salluste...
baisser les retraites et baisser le charges... c'est un peu court jeune homme
beaucoup de retraites sont faibles...
pour baisser les charges significativement sans basculer une partie assez imortante de la population vers l'assistance( minimum vieillesse...), il faudrait toucher significativement aux taux de remplacement des revenus élevés/moyens , qui sont déjà beaucoup sollicités par charges et fiscalité
et qui vont peu apprécier de se voir amputer ainsi leur perspective de retraite..
ils veulent bien cotiser pour les autres, mais pas trop...
cette baisse du taux de remplacment se fera naturellement et peut-être de manière pas trop injuste par l'allongement des uns et lprise en compte de la pénibilité, ainsi que par l'allongement de la durée de référence, aujourd hui de 25 ans mais qui pourrait être portée à 40 (l'éventail des revenus salariaux est plus fort en fin qu'en début de carrière..)
cyrano
Rédigé par: francis | 18 janvier 2007 à 11:49
Veuillez tapez et voir cette adresse:
http://www.villasolcongo.org/posts/view/VIAGGI
Rédigé par: Père Charles NDOULOU | 20 janvier 2007 à 15:06