Plusieurs commentateurs de ce blog à vocation notamment économique considèrent qu'il ne serait pas convenable que n'y soit pas évoquée d'une manière ou d'une autre la disparition de Milton Friedman, intervenue le 16 novembre dernier.
Je ne suis pas suffisamment qualifié pour me risquer à un exercice de mémoire qui soit à la hauteur de la pensée de ce grand économiste. Pourtant lecteur fidèle de Milton Friedman au fil des années, il m'a toujours semblé être une source utile de réflexion, souvent beaucoup plus complexe que ses thuriféraires et ses adversaires ne le percevaient ou ne le laissaient penser.
Pour illustrer ce point, je ne pense pas pouvoir mieux faire que de reprendre les citations choisies par Wikipédia pour donner l'envie de le lire ou de le relire:
« Rien n'est moins important que la monnaie… quand elle est bien gérée. »
« L'inflation est partout et toujours un phénomène monétaire. »
« La responsabilité sociale de l'entreprise est d'accroître son bénéfice. »
« Je ne crois pas en la démocratie absolue ; personne ne croit en la démocratie absolue. Personne ne croit qu'il est approprié de tuer 49% de la population quand bien même 51% voterait cette décision. »
« L'histoire suggère uniquement que le capitalisme est une condition nécessaire à la liberté politique. Clairement ce n'est pas une condition suffisante. »
PS du 22 novembre 2006: Aux visteurs de ce blog qui souhaiteraient en savoir plus sur Milton Friedman, je signale non seulement les citations supplémentaires que deux commentateurs, dab et hayekfan, proposent dans le suite de cette note, mais aussi le remarquable article de Jean-Marc Vittori , "Nous sommes tous un peu friedmaniens", publié ce matin dans Les Echos.
