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19 novembre 2006

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Gérard

Le commentaire d'Eric Le boucher est particulièrement pertinent. Ca confirme ce que je pense,les deux principaux candidats ne sont pas en phase avec les problèmes des français et il faudra bien un jour que ces deux candidats parlent des vrais problèmes, ce qu'ils évitent soigneusement.

~laurent

Attention le lien que vous avez donné n'est pas le bon (c'est le lien pour les abonnés).
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-836042,0.html

En final le diagnostique est toujours la même. Si la France va mal c'est la tête qui est malade :(

L'industrie aura du mal a se développer face à la concurence chinoise indienne.

Il faut jouer sur les atouts naturels de la France : position géographique, infrastructures de transport, fort niveau d'éducation, tourisme et qualité de vie.

PBi

Merci Laurent! J'ai fait la correction. Je vois qu'on est toujours très attentif au Maroc!

dab

A Gérard,

D'accord avec vous,mais un bémol!
On connaît au moins une candidate principale « officialisée » vendredi matin très tôt, de la manière que l’on sait et qui,à l’évidence, n’est pas en phase avec les problèmes des Français,comme la majorité des élus,de droite ou de gauche, qu’elle côtoie du reste. Pour l’instant ceux-ci semblent plus préoccupés par leurs propres problèmes dont le plus important est incontestablement celui de se voir confirmés, pour les prochaines législatives , « investis » sur les listes des partis politiques auxquels ils sont présentement affiliés,ensuite et secondairement,celui de connaître le nom de leur futur adversaire le plus en vue dans leur circonscription.
Quant au deuxième candidat principal, il serait plus prudent d’attendre encore deux mois pour voir la tête qu’il aura. Et si c’est un candidat qui a fait de la politique depuis plus de quarante ans et n’a fait que cela ,alors oui,on peut dire que dans ces conditions il ne peut pas être en phase avec les problèmes des Français,pour les mêmes raisons que celles évoquées au paragraphe précédent.


A Laurent,

« Si la France va mal c'est la tête qui est malade »

Le problème est que la tête est désignée par les jambes,et que si les jambes peuvent facilement changer la tête,celle-ci ne peut pas changer les jambes aussi facilement.

Au final dans cet article d‘Eric Le Boucher ,il y a beaucoup de choses justes.
Mais deux grands absents:l’euro et le pétrole!
En 2000 quel était le cours de l’Euro?
En 2000 quel était le prix du baril pétrole?
Demandez le à Monsieur Christian Sautter et demandez lui où est passée la fameuse cagnotte!

Didier

Question d'un modeste observateur : existe t-il des études comparatives du comportement des consommateurs allemands et français ? Je caricature : sait on pourquoi un consommateur allemand préféra acheter un appareil d'électroménager Krupp alors qu'un français préférera un appareil coréen ? Et pour vous montrer mon peu de savoir, en écrivant cette question, je me demande si elle a un sens, je veux dire, est ce bien comme cela qu'il faut se poser la question ? je me dis que la question demande/offre est celle de l'oeuf et de la poule -)

Olivier Bouba-Olga

tout sauf d'accord avec l'analyse à la-va-vite d'Eric Le Boucher. Cf. l'analyse que j'en fais sur mon blog. Je vous conseille vivement de regarder, si vous ne l'avez pas encore fait, les documents que j'indique en lien (notamment l'étude de Gille Le Blanc), ca me semble autrement plus pertinent...

lien vers mon billet : http://obouba.over-blog.com/article-4604941.html

Cordialement,

PBi

Je connais les études de Gille Le Blanc et de Colletis et Lung qu'Olivier cite sur son blog. A mon sens, elles vont plutôt dans le sens des observations d'Eric Le Boucher, en particulier en ce qui concerne la faiblesse de l'investissemnt industriel dans notre pays. Mais chacun pourra se faire son opinion en s'y reportant, Olivier ayant fourni les liens nécessaires sur son blog.
Je demeure pour ma part convaincu de l'exactitude et de la pertinence du propos d'Eric Le Boucher, notamment mais pas seulement, dans sa conclusion:
"Mais le plus inquiétant de ce noir panorama est que la prise de conscience de l'ampleur de l'effort nécessaire n'est pas faite chez les dirigeants politiques français (malgré les pôles de compétitivité et l'agence de recherche) et, encore moins, parmi les commissaires européens. Que l'industrie recule ? C'est normal, on va vers une économie de services, entend-on.
L'Allemagne est parvenue à refuser cette fatalité. La France, pays d'ingénieurs, n'a pas la City. Elle devrait urgemment comprendre qu'elle aussi doit son rang, au XXIe siècle, à son industrie."

olivier Bouba-Olga

sur la conclusion consistant à stigmatiser la pauvreté d'analyse des politiques, je suis d'accord (sachant qu'il existe heureusement quelques (rares) exceptions).
Sur l'idée que l'industrie est morte et point de salut hors des services, d'accord encore, cela montre simplement que les tenants de cette thèse ne connaissent ni l'industrie, ni les services.
En revanche, et c'est le point essentiel dans mon billet, l'analyse de Le Boucher des problèmes de l'industrie (35 heures, bureaucratie, toute l'automobile se délocalise, elle doit monter en gamme, etc.) n'a rien a envié à celle de nos politiques...

tanguy40

sans dire que tout est foutu, on peut facilement se rendre compte du poids de l'industrie quand on discute avec les différents ministères sur les préoccupations des industriels : Le vrai handicap des industries, c'est qu'elles ne votent pas !
Je crois donc les débats économiques relégués au second plan par rapport aux mesures populo démago : en cela, les 35 heures ne sont qu'un exemple parmi d'autres. Qui aura le courage d'expliquer aux gens qu'il faut repasser aux 39 h ???? (PS : en cela, la gauche vaut bien la droite)

hayekfan

Je trouve assez curieux que parmi tous les maux evoques par les docteurs ici presents ne figure pas l'antiliberalisme extreme de la vie economique francaise.
Dans le pays ou une forte majorite de sondes n'accorde pas de role positif au libre marche, dans le pays ou le governement met tout de meme tout son poids pour entraver son fonctionnement, (cas Danone, Suez, Bull, Dassault et combien d'autres!), on se retrouve avec maintes industries gatees et tout particulierement incapables de competition hors du "turf" rassurant des marches etatiques ou semi-etatiques. A qui parlait plus haut d'electromenager je demande qui prefererait "in their right mind" le rapport prix qualite d'un electromenager francais a l'homologue coreen? A qui parlait d'euro e petrole, je signale que euro et petrole sont les memes en Allemagne, Espagne, Irlande.. en toute Europe, mais la degradation irreversible et progressive de l'industrie frappe seulement France et Italie, comme par hasard les deux economies les moins liberales d'Europe.

Gérard

Tout à fait d'accord avec votre réponse. merci d'avoir commenté.

Armorik

Bonsoir Monsieur Bilger,
J'aurais aimé recueillir votre point de vue sur le commentaire de Olivier Bouba-Olga.
A vous lire.
Cordialement

dab

A Hayekfan

>>>> « A qui parlait d'euro e petrole, je signale que euro et petrole sont les memes en Allemagne, Espagne, Irlande.. en toute Europe, »

Premièrement:comparer les industries de l’Espagne,de l’Irlande,avec celles de la France et de l’Allemagne ne me paraît pas judicieux ,leurs historiques (causes ,dates et modalités de leur essor) et leurs physionomies n‘étant pas superposables.

Deuxièmement : « pétrole et euro », je maintiens ce que j’ai écrit , qui s’appliquait à la première et à la deuxième phrase du cinquième paragraphe de l’article d’Eric Le Boucher ainsi rédigé « Avec du recul, la production industrielle n'a plus progressé depuis la fin 2000 »
« Le commerce extérieur français est redevenu déficitaire en 2004, et le trou ne cesse de se creuser depuis » ,et là on est bien forcés de constater une concomitance flagrante.
Pétrole: le 29 décembre 2000 ,à Londres le brut léger était à 26,85 dollars
Euro: le même jour était à 0,93 dollar
Revoir à combien ils sont aujourd’hui.
La hausse de l’euro n’a pas contrebalancé intégralement la hausse du pétrole.

>>>> « Je trouve assez curieux que parmi tous les maux evoques par les docteurs ici presents ne figure pas l'antiliberalisme extreme de la vie economique francaise. »

Moi non!
L’antilibéralisme en France ne date pas des premières délocalisations industrielles,ni des fermetures des mines de charbon à Decazeville et Saint Avold ou de fer à Hussigny-Godbrange. La planification « à la française » avec le premier plan datant de 1947 a duré jusqu’en 1998 avec le onzième plan ,avec,luxe suprême, à une certaine époque du socialisme « à la française » , un ministre en la personne de Michel Rocard. Cette planification (indicative) assez peu en concordance avec le libéralisme ,quoiqu’on ait dit,a été tout aussi inefficace que celle plus autoritaire ou coercitive instaurée chez le « demi grand frère » soviétique.Il ne faut pas oublier qu’ en France en 1952,après commande,il fallait attendre un délai de trois ans pour obtenir livraison d’une « 2CV » neuve ou plus d’un an pour une « 203 » !
L’antilibéralisme n’a pas empêché la France de vendre à l’étranger des voitures,des trains,des métros ou des équipements de centrales électriques ,jusqu’au moins au premier choc pétrolier en 1973,voire jusqu’à celui de 1980.
De la planification , il nous en reste quelques « rapporteurs » qui poussent de temps à autre une beuglante à propos des retraites,du trou de la Sécu,ou du taux de natalité pour signifier aux Français qu’ils doivent s’attendre à se serrer la ceinture ou réduire leur train de vie et surtout pour justifier leur occupation. A la première tentative de réforme inspirée de ces rapports,deux millions de « travailleurs » se mettent à battre le pavé dans 100 villes de France et tout est abandonné jusqu’au prochain tour,le temps d’une législature d’immobilisme.

Pour conclure et en cadeau,pour ce qui est des centres d’intérêts de nos politiciens en matière d’économie,j’ invite ceux qui sont intéréssés et s’ils ne l’ont pas encore fait à lire le compte-rendu de l’audition de feu Edouard Michelin devant la commission des finances du Sénat le 18 novembre 1999 après l’annonce de la suppression de 7.500 postes de travail en Europe sur trois ans,à partir du lien ci-dessous et qui est bon.

http://www.senat.fr/basile/visio.do?id=a/commission/fin/Fin991120.html&idtable=a/commission/fin/Fin991120.html#toc18

Pbi

A Armorik,
Comme vous l'avez vu plus haut, j'ai déjà réagi au premier commentaire de Olivier Bouba-Olga.
En ce qui concerne le second, je me bornerai à souligner qu'il se développe dans notre pays, dans une large fraction de l'opinion, un état d'esprit fondamentalement hostile à l'entreprise et aux chefs d'entreprise, peu propice à l'initiative, à l'innovation, à la croissance et à l'emploi.
Le premier septennat de François Mitterrand avait favorisé un mouvement inverse. Il est dommage que cet acquis soit remis en cause.
L'entreprise n'est plus considérée comme devant être encouragée, stimulée, privilégiée, car source de la richesse productive qui peut ensuite être partagée, y compris avec la moitié des Français qui ne sont pas ses salariés, mais qui en vivent. L'idéologie dominante désormais est qu'elle doit être surveillée, encadrée, punie, contrôlée et taxée par tous les moyens possibles, beaucoup de dirigeants de tous bords, bien que n'ayant jamais mis les pieds dans une entreprise, se sentant qualifiés pour la juger, la condamner, la rectifier et lui imposer la voie à suivre.
Ce n'est pas dans un tel contexte psychologique et pratique que le progrès économique et social dont nous avons besoin pourra se déployer.
Pour reprendre un adjectif que Ségolène Royal met à la mode, s'il est un domaine où une vraie démarche "participative" serait indispensable, c'est bien celui-là. Qui mieux que ceux qui travaillent dans l'entreprise, chefs , cadres,salariés et syndicats de l'entreprise savent ce qui est bon pour elle? Encourageons-les à travailler ensemble à leur avenir et laissons-les respirer.
Il y a tellement d'autres chantiers qui relèvent directement de la compétence des hommes politiques, qui méritent leur attention, éducation, sécurité, gestion des services publics, infrastructures, fiscalité, optimisation du cadre économique, présence de la France dans leur monde, et où leurs performances ne sont que modérément convaincantes.

hayekfan

DAB
merci pour votre interessante reponse.
vu que vous ne jugez pas le pays le plus riche d'Europe, et celui ou se concentrent le plus d'IDE industriels par habitant, l'Irlande, digne de comparaison avec la France, on peut tout de meme se limiter a une comparaison avec France-Allemagne. Pour les "boches" l'euro a augmente aussi que pour la France, et le petrole a fait sans doute encore plus de mal, vu que nos cousins allemands ne beneficient pas de rapports privilegies avec des gouvernements disons ainsi "tres stables" des pays petroliers tels que le Gabon et d'autres, ni des recettes d'un geant de la taille de Total.
Mais l'industrie allemande ne s'est pas effondre comme la francaise. Mystere. Petite trace a suivre: le classement des pays les plus liberistes au monde, publie par Wall Street Journal et disponible a www.heritage.org (Freedom Index).
Et pour finir une petite suggestion a M. Pierre Bilger.
Dans un blog economique, un petit sujet qui evoque la vie et l'oeuvre du plus grand economiste vivant, qui vient de nous quitter, ne serait certainement pas de trop

dab

A Hayekfan.
On est d'accord.Merci pour le lien.

dab

A PBi

Je suis tout à fait d’accord avec l’analyse d‘ensemble postée à 8.31,sauf que de petites mises au point,à mon avis, s’imposent.

L’état d’esprit fondamentalement hostile à l’entreprise et aux chefs d’entreprises n’est pas en train de se développer,mais il est l’aboutissement,à son stade ultime,d’une très longue et patiente entreprise de bourrage de crâne,de sape savamment organisés depuis plusieurs décennies en France. Rappelons nous les slogans que nous pouvions découvrir dans le métro à une époque où il était sur:
« Cours ton patron t’attend » ou encore « Je participe,tu participes,il participe,nous participons,vous participez,ils profitent » à coté de « Chassez les flics de votre tête ».

Quant à Ségolène,elle n’invente pas la poudre .Elle ne fait que répéter des formules déjà anciennes,empruntées,comme par exemple à Kennedy quand il s’agit de demander aux gens de se creuser la tête pour trouver des solutions qu’elle,comme tout politicien qui se respecterait,devrait avoir déjà élaborées ou échafaudées,au moins avant de se présenter devant ses électeurs,ce qui n’est apparemment pas le cas. C’est quand même un comble! Et cela marche ,s’il faut en croire les sondages ce qui est une autre affaire.

Tous les adjectifs -juste,durable,participatif ou autre- qu’elle applique à des mots de base pour en faire des formules poudre de perlimpinpin qui font mouche et ne sont finalement que des attrape-nigauds,sont dans les dictionnaires depuis longtemps.
Les citer c’est bien,mais pas suffisant,il faudrait au minimum qu’elle dise comment elle compte s’y prendre,quand et avec qui.

Pour revenir à la « participation » ce n’est pas nouveau.
La preuve,dans son livre « Le vocabulaire de l’économie » (Editions Universitaires 1970) où il développe le sujet sur plus de quatre pages,Gilbert Mathieu,commence ainsi
« Participation:idée presque aussi vieille que l’humanité et qui a connu ces dernières années -notamment sous l’influence du général de Gaulle,durant sa dernière année de présidence de la République française - un regain d’intérêt. » Puis un peu plus bas « Notion vague,sans définition officielle,applicable aux sujets les plus divers (la région,l’entreprise,l’établissement scolaire,la cité...),la participation est un peu comme ces auberges espagnoles où l’on trouve que ce qu’on apporte... »

J’imagine très bien Ségolène,tenancière d’une auberge... « Vous qui êtes tous venus ici - il y a même le fils Giogio maudit - vous êtes chez-vous , chez moi! »

Didier

> dab : bon, vous n'aimez pas la planification à la soviétique ni même à la française, bref vous n'aimez pas la planification. Mais les entreprises, même dans un régime libéral ne font elles pas des plans stratégiques ? Leurs actions ne sont elles pas planifiées. Pourquoi ne pas aimer "l'ardente obligation du plan" ?

> hayekFan : electroménager allemand vs. coréen. Cela parait simplistes aux bons docteurs qui fréquentent cet excellent blog mais moi je constate une chose : les parents de mes amis allemands sont de la même génération que celle de mes parents. Mon père lui s'est baladé de Renault à Volvo, d'Opel à Peugeot, de Fiat à .... lorqu'il a acheté une voiture entre 1960 et 2000. Les parents de mes amis allemands sont eux allés de Mercedes à Opel avec un court détour par BMW. C'est sans commentaire.

> à tous : comparer la France et l'Allemagne a t-il encore un sens ? Par exemple, la France reçoit chaque année 70 millions de touristes et cela impacte évidemment sur la structure de notre économie, je veux dire le niveau de développement des Services. Et si l'industre allemande va si bien, pourquoi y a t-il 10% de chomeurs en Allemagne ?

dab

A Hayekfan,

Oubli,dans ma réponse à votre dernière intervention.
Pour Milton Friedman,je souscris à votre souhait.

Didier

> dab - donc c'est la théorie du complot : de vilains gros monstres rouges le couteau entre les dents ont entrepris une opération de nettoyage des cerveaux avec pour cible première les patrons, l'économie libérale et les entreprises qui vont avec.
Tout cela n'est guère sérieux. Vous donnez breaucoup d'importance à des slogans dont l'impact a été nul et si j'étais provocateur, je dirais que si ces slogans ont eu un impact sur les français, c'est que leur bon sens leur a dit qu'il y avait quelques chose de vrai dans ce slogan !
Puisque nous parlions de l'Allemagne, il n'y a pas moins de "gauchistes" dans ce pays qu'en France, des slogans parfois même bien plus hard sont utilisés, cela n'empêche rien.
Donc plutot que de victimiser les tenants de l'économisme si je puis m'exprimer ainsi, puis je vous conseiller d'approfondir votre analyse sur les raisons pôur lesquelles les français sont dans cet état d'esprit. Notez que je ne dis pas que les français ont raison, je dis qu'il faut chercher ailleurs les raisons qui expliquent leur état d'esprit. Je pense là par exemple à la Démocratie sociale ou au dialogue avec le même adjectif !

dab

"Vous donnez breaucoup d'importance à des slogans dont l'impact a été nul"

"Chassez les flics de votre tête"
Il y a du bon sens la-dedans?
Alors,trouvez-moi,citez-moi le nom d'un seul pays au monde qui ne soit pas en état de guerre civile actuellement, où les policiers sont caillassés comme en France par des mineurs et doivent se sauver en abandonnant leurs véhicules et leur contenu pour sauver leur peau!

dab

"Et si l'industre allemande va si bien, pourquoi y a t-il 10% de chomeurs en Allemagne ?"

Dans ces 10% quelle est la part de pourcentage à imputer aux ex-allemands de l'Est,dont un sur quatre étaient mouchards ,au moins occasionnellement ,pour le compte de la STASI?

Didier

Je ne pensais pas particulièrement au slogan concernant les flics mais puisque vous en parlez, écoutez ce que nous dit le syndicat pourtant proche de Sarkozy sur les actuelles méthodes policières. Qui sème le vent ... Lisez aussi les excellents blogs tenus par des magistrats ou des avocats, regardez les statistques fournies par le TGI de Bobigny, bref ouvrez les yeux et n'écoutez pas que Sarko.

Pour les entreprises, je pensais au slogan "Je participe,tu participes,il participe,nous participons,vous participez,ils profitent".

Et puisque je suis dans une période de provocation, on me dit que les résultats de l'application de la politique de Friedlman c'est 20 à 25% de la population US en dessous du seuil de pauvreté, un état démographique alarmant, une espérance de vie inférieure aux pays comparables ... enfin, du bon boulot quoi !

Salluste

Est il absolument idiot de dire que les industries Française et l'Allemande ne produisent pas le même type de biens!
Thyssen-Krupp, Man, Daimler Chrysler, Bayer, Basf, l'économie Allemande regorge d'exportateurs en puissance que la croissance du tiers monde tire vers le haut en ce moment (tracto-pelle, machine outil ect...), il n'y a rien de bien neuf la dedans, c'était déja vrai au début de ce siècle. Lorsque la population de ces pays disposera d'une pouvoir d'achat solide alors on verra les produits Français bénéficier de la vague pour vendre des crèmes anti-rides des sacs à mains des produits agricoles et des médicaments.
Je me permet de le signaler, dénoncer les supposés problèmes de l'économie Française en s'appuyant sur des différences structurelles qui existaient déja lorsque l'économie Allemande était bien plus sociale que la Française relève d'un mélange entre ignorance et mauvaise foi que j'ai de la peine à accepter.
Bien à vous Salluste

dab

Le "seuil de pauvreté" ,c'est comme l'horizon,une ligne fictive qui recule au fur et à mesure qu'on avance.
Le seuil de pauvreté n'est pas une mesure dans l'absolu ,il est déterminé par rapport au niveau de vie des ressortissants d' un pays donné.
On ne peut pas comparer l'état de pauvreté matérielle d'un "pauvre" américain qui se déplace au moyen des transports en commun avec l'état de richesse d'un "riche" allemand de l'Est qui roulait, aux glorieux temps d'Egon Krenz ou d'Erich Honnecker,en "Trabant" , une minuscule voiture bruyante et qui enfumait autant,mais pas en bleu,blanc,rouge, qu'un avion de la patrouille de France au dessus du défilé du 14 juillet.
On ne pourrait pas comparer le mur de Berlin qui était ,avant sa démolition, destiné à empêcher les allemands de l'Est de fuir leur "paradis" avec le mur que les américains envisagent de développer pour empêcher les mexicains de venir dans leur "enfer" puisque leur finalité est inverse.
D'un coté l'application de la politique de Marx,de l'autre celle de Friedman.
Pour la délinquance,merci du conseil,il m'arrive d'être présent aux audiences de tribunal correctionnel. En plus,j'ai un faible pour un bon vieux principe:on n'est jamais si bien servi que par soi-même,quand on le peut.

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