Le Gouvernement vient de fixer les deux tours des élections présidentielles et législatives respectivement aux 22 avril - 6 mai 2007 et aux 10 - 17 juin 2007.
Cette décision est conforme à la tradition. Pour autant, sommes-nous condamnés, nous Français, à faire compliqué quand on pourrait faire simple. Ne serait-il pas plus sage, comme c'est le cas dans beaucoup de démocraties, que deux élections, aussi proches dans le temps l'une de l'autre, aient lieu les mêmes jours?
Ne pourrait-on en espérer plus de mobilisation des électeurs, dérangés quatre dimanches de suite dans une période de l'année où les loisirs de fin de semaine les attirent particulièrement? Ne serait-ce pas en accord avec la logique du double quinquennat présidentiel et législatif dont la coïncidence pourrait certes être rompue par une dissolution, mais qui ne l'est pas encore? Par cette dissociation dans le temps, ne favorise-t-on pas inutilement des calculs politiciens bizarres du type de ceux qui, par exemple, en 1981 avaient conduit des électeurs de droite égarés à voter Mitterrand aux élections présidentielles avec l'espoir que les législatives qui suivraient lui refuseraient la majorité nécessaire pour gouverner?
J'ai scrupule à mentionner une dernière interrogation, celle des économies qui seraient permises par une telle démarche de simplicité, tant dans les débats politiques qui agitent le pays, exprimer une volonté concrète de réduire les dépenses publiques relève du gros mot.
