Les vacances suivent leur cours. D’agréables devoirs, prendre soin de nos petits-enfants, occupent nos journées. Le soleil et la mer, inaltérables, sont au rendez-vous. Je m’étais juré de ne pas abandonner ce blog. Je ne tiens pas cette promesse que je m’étais fait à moi-même. Et contrairement à l’an dernier où j’avais occupé cette période avec la mise en ligne de quelques citations qui m’étaient chères, cette fois-ci, je n’ai pas fourni le même effort.
Et pourtant même si la consommation de la presse écrite et des journaux télévisés s’est réduite, le fracas du monde continue à parvenir jusqu’à nous et laisse accablé de la capacité infinie de l’humanité à créer son propre malheur. Nous bénéficions d’instants de bonheur qui paraissent indus alors que tant de gens meurent et souffrent. L’esprit est comme bloqué de ce rapprochement sans issue. Notre impuissance est totale et la mauvaise conscience ne nous mène nulle part.
La seule manière que nous ayons d’influencer le cours des choses est de nous préoccuper de l’avenir de notre propre pays. Après la période de léthargie estivale, succédant à la paralysie qui prévaut depuis le référendum du 29 mai 2005, va enfin démarrer la dernière ligne droite qui nous conduira l’an prochain à l’élection présidentielle.
J’espère qu’à l’exemple de hayekFan et de Eric qui, impavides, ont continué à échanger sur le thème des déficits, grâce au renouvellement des esprits que l'on peut attendre des vacances, nous aurons l’énergie et l’imagination, nécessaires pour contribuer utilement au débat indispensable qui devra s’engager.
