Corinne a posé une question sur la note Nouvelle synthèse des hautes rémunérations de 2005 qui me semble être d'intérêt général:"à ce niveau de rémunération, y a-t-il une différence entre les rares femmes "executives", "administratives" et membres du conseil de surveillance, et leurs homologues masculins ?".
J'ai demandé à Didier Vincent, l'animateur de pdgceo.com , des éléments de réponse. Voici ce qu'il peut nous fournir.
Dans les 100 sociétés, objet de cette synthèse, il y avait en 2004, 1025 mandataires dont 72 seulement, soit 7%, étaient des femmes. Sur ces 72 femmes, 51 étaient administrateurs, 15, exécutifs, 1, présidente de conseil d'administration et 5, vice présidentes.
En 2005, le nombre de mandataires pour ces mêmes sociétés était de 1254 dont 89 femmes, soit à nouveau 7%. Et sur ces 89 femmes, 67 étaient administrateurs, le nombre des exécutifs, toujours à 15 n'ayant pas changé, pas plus de que celui des vice présidentes de conseils d'administration. En revanche le nombre des présidentes était passé à 2!
Quant aux rémunérations, Didier Vincent note que si par définition le montant des jetons de présence ne varie pas en fonction du sexe, la rémunération féminine la plus élevée est de 1 million d'euros alors que la rémunération masculine la plus élevée est six à sept fois supérieure. On ne peut pas pour autant déduire de ces chiffres une situation de discrimination, non qu'on puisse garantir qu'elle n'existe pas, mais tout simplement parce que la proportion des femmes dans l'échantillon est trop tragiquement faible, sans aucun progrès d'une année à l'autre, pour qu'on puisse en tirer des conclusions significatives.
