Comprendre l'entreprise
Ilissos dont le sous-titre est "la liberté en action",est une revue mensuelle, dirigée par Henri Pigeat, qui se propose d'"analyser l'actualité pour aider chacun à exercer sa liberté de jugement et d'action dans les affaires de la cité".
Son numéro de mai 2006 a pour thème: Entreprises, le malentendu français. Parmi d'autres contributions, figure notamment une interview que j'ai donnée pour tenter d'éclairer la question: Comprendre l'entreprise. Je la livre à votre réflexion.

excellente interview, vous avez mille fois raison sur le découplage étonnant entre l'opinion générale sur les entreprises et la réalité. je reste cependant dubitatif sur le début, quand vous parlez de l'éducation économique : j'ai du mal à comprendre l'interet d'enseigner la comptabilité à des jeunes élèves, d'une part, et l'interet d'enseigner cela plutot que les mécanismes type offre et demande, ou l'economie d'entreprise ? c'est tout de meme assez spécialisé.
Rédigé par: Matthieu | 30 mai 2006 at 12:03
bonjour,
je viens d'ajouter un trackback sur ma réaction à chaud sur votre interview, plus précisément sur votre couplet sur l'éducation nationale. Vous devriez comprendre que je ne suis pas du tout d'accord avec ce que vous affirmer... Désolé pour le ton, mais la diffusion de certaines idées reçues m'exaspère.
Rédigé par: Olivier | 30 mai 2006 at 19:17
A Olivier,
Je n'ai pas le temps ce soir de vous donner mes sources et de justifier mon point de vue, mais j'y reviendrai demain. En attendant, soyez assuré que si j'ai mis en ligne un blog et si je continue à l'alimenter, c'est que j'accepte le débat et que je suis même prêt à reconnaître une erreur...du moins s'il y a erreur. A demain si vous êtes toujours en ligne!
Rédigé par: PBi | 30 mai 2006 at 20:35
ok!
Rédigé par: Olivier | 30 mai 2006 at 21:57
Cher Monsieur,
Votre analyse est remarquable, s'agissant notamment de l'absence de culture économique que vous évoquez et qui empêche de comprendre tout simplement ce qu'est une entreprise et comment elle fonctionne. Le dernier paragraphe de votre livraison est lui aussi très intéressant, qui devrait conduire à ne pas attendre que la croissance économique vienne de l'extérieur, mais plutôt à faire en sorte de la susciter.
Rédigé par: Bouchard | 30 mai 2006 at 22:21
A Olivier,
Me voici au rendez-vous que nous nous sommes fixés hier soir.
Mon commentaire était fondé sur une conversation avec un professeur d'économie, suivi de la lecture des programmes économiques de première et de seconde (dont d'ailleurs celui que vous reproduisez), tels qu'ils sont publiés au Bulletin de l'Education Nationale, et d'une consultation de quelques manuels.
Je pourrais aussi ajouter, comme référence, mon expérience de père et de grand-père, mais ce faisant, j'entrerais par trop dans la subjectivité.
Cette recherche gagnerait à l'évidence à être approfondie. Je ne pense pas qu'elle démentirait le fait que l'enseignement dispensé au niveau du secondaire fait beaucoup plus de place à la macro économie et aux questions de société qu'à la micro économie.
Le point de vue que j'ai essayé de défendre est que la micro économie, c'est-à-dire notamment l'économie de l'entreprise, devrait faire partie du socle de connaissances, commun à tous les jeunes Français, quelle que soit leur filière de formation et que donc son enseignement devrait démarrer dès le primaire.
Comprendre la manière dont fonctionnent les entreprises et dont s'effectue la création de richesse me parait en effet un élément essentiel de la culture nécessaire pour aborder sereinement la vie active.
Incidemment, je crois, contrairement à Matthieu, qu'apprendre à tous les bases de la comptabilité aurait l'avantage de relativiser beaucoup des discours absurdes sur le profit en faisant percevoir concrètement ce qu'il est,d'où il vient et à quoi il sert. Je crois aussi qu'enseigner à tous les éléments fondamentaux du droit civil et commercial en plus du droit social qui est déjà largement vulgarisé serait également utile.
Quant à la référence à l'idéologie, je ne crois pas qu'elle soit une "idée reçue", en tout cas quand on regarde certains des manuels disponibles. J'ajoute que ce n'est faire injure à personne que de constater que la manière d'aborder la science économique est encore trop largement influencée par l'idéologie à droite comme à gauche.
C'est pourquoi il me semble que faire partager à tous un fonds commun de connaissances concrètes et non controversables sur l'entreprise (si vous m'autorisez ce néologisme)constituerait un énorme progrès et permettrait de démystifier l'économie de marché.
Rédigé par: PBi | 31 mai 2006 at 08:42
Olivier, vous nous avez habitué à plus de rigueur! Il fallait tout de même signaler que le programme que vous présentez ne s'adresse qu'à ceux qui choisissent l'option ES, c'est à dire à pas grand monde. Et que la partie 4: la production, est noyée dans un magma macro-éco.
Bon sinon, je ne suis pas persuadé que mon amie, institutrice soit entousiaste à l'idée d'enseigner l'économie concrète aux primaires. C'est quand même un peu tôt. Et puis sinon, si l'idéologie marxiste est encore bien présente dans la société, elle n'existe pas trop dans les programmes...
Rédigé par: Boulgakof | 31 mai 2006 at 08:56
L'interview révèle un aspect méconnu jusqu'à ce jour,sur la base stricte de la visite de son blog, de la "culture économique" (mais de la "vraie économie" )de Pierre Bilger.
Entièrement d'accord avec lui.
Le premier des remèdes pour guérir des maux actuels notre société?
Remplacer dans la première ligne ,même si c'est presque devenu synonyme aujourd'hui,mais à condition de placer devant : "faire l' ", le mot "enfant" par "professeur" dans le court extrait ci-dessous reproduit:
"Rien ne vaut la rue pour faire comprendre à un enfant la machine sociale.
Il faut qu’il ait vu,au matin,les laitières,les porteurs d’eau,les charbonniers;il faut qu’il ait examiné les boutiques de l’épicier,du charcutier et du marchand de vin;il faut qu’il ait vu passer les régiments,musique en tête;il faut enfin qu’il ait humé l’air de la rue,pour sentir que la loi du travail est divine et qu’il faut que chacun fasse sa tâche en ce monde.
J’ai conservé de ces courses du matin et du soir,de la maison au collège et du collège à la maison,une curiosité affectueuse pour les métiers et les gens de métier."
Anatole France."Le livre de mon ami" (Calmann-Lévy,éditeur).
La rue pour apprendre la vie ,oui,pas pour la piétiner bêtement dans des manifs téléguidées par des apparatchiks ou des parti politiques ultra-conservateurs...
Rédigé par: dab | 31 mai 2006 at 09:18
je ne me risque pas de rentrer dans le debat PBI-Olivier sur l'enseignement de l'economie en France, sujet sur le quel je ne peux guere contribuer. Je me limite a une question, a la quelle j'espere avoir tout de meme une reponse. A cote de la macroeconomie, enseigne-t-on dans les ecoles d'autres disciplines de comparable rigueur scientifique et utilite pratique comme la psychanalyse, l'astrologie et la mythologie hindou?
Rédigé par: hayekFan | 31 mai 2006 at 10:29
@ Pbi : discours déjà plus nuancé, qui insiste sur la nécessité d'enseignements micro et macro. Honnêtement, l'opposition entre les deux niveaux d'analyse me semble inutile, il est important que les élèves et les étudiants aient des connaissances aux deux niveaux et sachent faire les ponts. Le programme montre qu'il y a déjà des éléments micro, certains liés aux entreprises, d'autres aux ménages, ainsi que pas mal d'analyses que je qualifierai de méso-économique.
Sur vos préconisations, je dirai qu'elles sont déjà mises en oeuvre dans les sections STG, avec des éléments compta-gestion et des éléments de droit. Doit-on se limiter à cela dans le secondaire? Je ne crois pas. Que des étudiants aient des connaissances économiques générales, avec des aspects micro mais aussi des éléments d'analyses de la structuration d'ensemble du système économique est une bonne chose.
Je continue en répondant en même temps à Boulgakof, et je crois que c'est un point essentiel : je présente le programme de seconde SES car c'est celui cité par Pbi. Cette option n'est pas obligatoire, mais une majorité d'élèves la prend. C'est à ce niveau que beaucoup ont un enseignement d'économie, après, une grande majorité suit des parcours sans économie : sur l'ensemble des secondes générales et technologiques, 55,21% va en première générale, dont 16,4% en première ES.
Au total, ceux qui subissent des enseignements plus "macro" (1ère et Terminale ES) sont très minoritaires !!!!
Si bien que sur le problème de la méconnaissance de l'entreprise et de l'économie, je dirai qu'il n'est pas lié au programme ou à l'idéologie des enseignants, mais bien plus au fait que beaucoup d'élèves n'entendent jamais parler d'économie !
Rédigé par: Olivier | 31 mai 2006 at 11:01
OLIVIER
Serait-ce trop demander, que vous daigniiez avoir la politesse de repondre a ma tres serieuse question? Ou que vous m'expliquiez quel prediction ont reussi, quel avantage pratique ont donne, les fleuves d'encre ecoules des imprimantes au sujet de cette mythologie de nos jours qu'on appelle Macroeconomie?
Rédigé par: hayekFan | 31 mai 2006 at 11:09
Non, Olivier, je n'ai pas modifié mon point de vue.
Personnellement, je ne vois pas l'intérêt d'un enseignement macro économique dans le secondaire autre que sous forme d'une initiation extrêmement succincte.
Je demeure convaincu qu'avant le supérieur, c'est sur l'entreprise que devrait se concentrer l'enseignement économique.
Quant au primaire et à l'intention de Boulgakov, la citation d'Anatole France, proposée par Dab, résume beuacoup mieux que je ne saurais le faire ce que j'ai en tête.
Rédigé par: PBi | 31 mai 2006 at 11:17
PS : je développe un peu sur mon blog :
http://obouba.over-blog.com/article-2876967.html
Cordialement,
Rédigé par: Olivier | 31 mai 2006 at 11:36
Hayekfan: la macro est utile pour pouvoir se faire une opinion, ou au moins comprendre les grands enjeux économiques, même si on a pas encore de modèle fiable dans le domaine. L'école ne forme pas que de futurs travailleurs, mais aussi des citoyens.
Bouba: c'est vraiment dommage que seules les STG, filière dévalorisée, aient une telle formation à la "vraie" économie. Pour moi, cela devrait être obligatoire.
J'ai pris l'option ES (il y a 8 ans, certes), comme environ un tiers de mes camarades du lycée. Je ne me souviens pas du tout avoir été préparé à mes études (commerciales et financières). Par exemple, je ne connaissais pas les grandes fonctions dans les entreprises: mkg, finance, commercial, RH, R&D... C'est dire! Anecdote: je ne suis pas descendu au dessous de 18/20 sur cette matière. Pourquoi sciences économiques ET sociales d'ailleurs? C'est en cours de géographie qu'on en apprend le plus sur la société.
Rédigé par: Boulgakof | 31 mai 2006 at 11:58
J'ajoute :
* vous dites qu'il faut commencer par les TPE, PME, PMI, c'est très contestable : près de 80% des emplois et plus de 80% de la production sont le fait, en France, des sociétés de capitaux. Commencer par leur analyse est donc plus efficace! Ceci permet en outre de sortir d'une typologie en termes de taille très contestable, qui occulte le fait qu'une grande partie des PME appartiennent à des groupes ou en dépendent en tant que sous-traitants.
* je précise, si vous n'avez pas vu ça sur mon blog, que je suis spécialisé et ardent défenseur de l'économie de l'entreprise, ayant rédigé un point-seuil sur les théories de l'entreprise et venant de publier un ouvrage sur les nouvelles géographies du capitalisme qui adopte comme point d'entrée l'entreprise. Mais à chaque fois, j'insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas seulement de comprendre l'entreprise, mais de savoir en tirer des implications sur des phénomènes macro (croissance, emploi, délocalisation, innovation, ...).
* à Hayekfan : la macroéconomie, qui se propose d'expliquer les déterminants de la croissance économique, de l'emploi, du chômage, des exportations/importations, de l'inflation, etc..., effectivement, ca ne sert à rien, car ces sujets, on le sait tous, ne posent aucun problème, à personne. Vous avez raison, mettons nous tous à l'Astrologie!
Rédigé par: Olivier | 31 mai 2006 at 12:01
PIERRE BILGER
Je n'arrive pas a croire qu'on puisse manquer a ce point de politesse (je parle d'Olivier). J'ai du insister pour avoir une reponse, et Olivier refuse toujours de repondre, a ma question tres serieuse. Il ne me reste que de me plaindre a mon hote.
C'est d'ailleurs le risque qu'on court quand on croise sur des blog public des personnes de differents couches sociales, education et milieux. Votre blog m'avait tout de meme habitue a bien mieux. Et en passant, felicitations pour l'excellente interview et votre action contre l'enseignement de la Macroeconomie, cette sorte de mythologie ou l'on ne demontre jamais des assertions qu'on veut cependant utiliser pour en prouver d'autres. En arrivant enfin a des conclusions absurdes capables (quand elles sont appliquees) de detruire la richesse d'une nation.
Rédigé par: hayekFan | 31 mai 2006 at 12:04
@ boulgakof : d'accord sur le problème de la dévalorisation de certaines filières, qui pose pb aussi en amont avec les filières professionnelles. Moins d'accord pour dire qu'il s'agit de la "vraie" éco, mais bon, vous avez mis des guillemets!
sur les programmes, je ne dis pas qu'il ne faudrait pas faire évoluer, mais je dis que ce n'est pas l'explication de la méconnaissance des citoyens/politiques/médias. Je pense d'ailleurs que la méconnaissance est diablement plus grande et plus dramatique en macroéconomie, qui est une discipline où les résultats contreintuitifs sont légions, tout comme les effets de composition (Econoclaste en parle régulièrement).
* pourquoi sciences éco et sociales? car a priori, il y a aussi de la sociologie. Jusqu'à ce que certains proposent de faire sortir Bourdieu, dangereux gauchiste, des programmes : c'est vrai qu'à l'heure de l'explosiond des banlieues, son analyse de la reproduction sociale est tout à fait inutile!
Rédigé par: Olivier | 31 mai 2006 at 12:11
OLIVIER
Monsieur, vous pouvez vous passer de votre sarcasme populaire. Tout le monde connait les derisoires pretentions de la Macroeconomie. Le fait est que malgre des decennies d'etudes, et d'application des trouvailles macroeconomiques, stagnation, chomage et inflation font tous surface en meme temps et plus que jamais. Il n'y a pas un seul resultat ou prevision de votre Macroeconomie qui ne soit pas ridiculise par la realite. Example: est-ce que la stagflation savait qu'elle n'avait pas le droit d'exister, d'apres la Macroeconomie de Keynes?
BOLUGAKOF Ce que les enfants doivent apprendre, pour devenir citoyens est aussi que l'economie n'est pas et ne peux pas etre une science, parce qu'elle est faite par les hommes. Et n'importe quel resultat l'astrologie Macroeconomique puisse produire, les hommes s'amuseront a le contredire dans les faits. Exactement comme votre horoscope du jour qui vous predit une journee tranquille avant que vous vous decidiez a sauter en parachute. Il ne peut y avoir connaissance que dans les sciences physiques, qui ont a faire a la matiere. Des qu'il y a une volonte, la connaissance ne concerne que le passe.
Rédigé par: hayekFan | 31 mai 2006 at 12:18
@ hayekfan : la macroéconomie est très diverse, vous savez, et un auteur que vous devriez apprécier, si vous êtes bien fan d'Hayek, est un macroéconomiste notoire : Milton Friedman. Bien sûr, si vous réduisez la macroéconomie à la macroéconomie keynésienne (riche d'enseignement de mon point de vue, mais vous avez le droit de penser autrement!), vous ne pouvez que la condamner en bloc. De plus, ne confondez pas économie et politique économique : l'économiste a vocation à expliquer les phénomènes et proposer des pistes d'action, au politique de faire des choix et d'initier leur mise en oeuvre. Souvent, le décalage entre analyse, préconisation et application est énorme...
Enfin, si vous êstes Hayekien, préservez ma liberté d'être sarcastique si j'en ai envie (et vous pouvez faire de même)!
Rédigé par: Olivier | 31 mai 2006 at 13:26
OLIVIER
merci pur votre reponse et pardonnez moi pour avoir desespere, quelques messages plus haut. Vous savez tres bien que le tres venerable Milton Friedman, que je trouve toujours en pleine forme, malgre l'age, a chaque fois que je l'entrevois, s'eloigne fort des idees de Hayek. On peut le considerer hayekien seulement depuis une perspective keynesienne (qui fait tout de meme dictature dans l'academie en France), comme qui soit assis sur la Meije verrait Grande Casse et Mont Blanc tres rapproches, si vous me permettez cette analogie orographique. La position hayekienne sur la macroeconomie est negative sans appel. L'economie est faite par les choix individuelles, car chacun detient son morceau de verite, dont il peut profiter par sa libre initiative. Et aucun cerveau ne peut atteindre une vision globale de l'economie, car le jour meme ou il l'atteindrait, je m'amuserai a operer pour contredire sa vision. Mais je veux vous prouver avec plus de rigueur que la macroeconomie n'est pas une science: vous meme distinguez entre macroeconomie keynesienne et macroeconomie, en nommant les contributions ulterieures de Friedman (et de combien d'autres?). Contribution, remarquez bien, sur les memes sujets, sur les memes phenomenes. Or, la physique de Newton, POUR LES PHENOMENES AUXQUELS ELLE S'APPLIQUE, est definitive, n'a jamais ete discutee, falsifiee, amelioree. D'autres phenomenes, (subatomiques) demandent d'autres theories plus completes, mais pour les phenomenes que Newton voulait expliquer, fait texte et elle est appliquee tout le jour pour faire voler des avions sur les quels on s'installe sans crainte. Rien de pareil ne vaut pour la macroeconomie. Pas une seule equation macroeconomique n'a pu expliquer et prevoir durablement un seul phenomene reel (chomage, inflation..), elle a ete valable pendant un certain temps, puis elle a ete dementie. Ce qui me fait dire que la macroeconomie a valeur seulement comme histoire, comme enregistrement passif du passe. On voit une tendance passee, on la theorise mais on est incapable de prevoir l'avenir (ne serait ce que l'inflation le chomage ou les taux longs du mois prochain), ni d'ailleurs le present (chaque statistique est une surprise!). Tout le monde considere la General Theory de Keynes un cas particulier liee a son epoque revolue, qui a le meme valeur que les vies des Cesars de Tacitus. Alors, vu que l'histoire n'est pas science, mais literature, quelle est la valeur scientifique de la Macroeconomia? quel est sa valeur pour etablir une politique economique? Pourquoi ne pas la mettre sur le meme plan que l'astrologie? Vous savez, les astrologues aussi pourraient definir des quantites que personne ne peut mesurer (a la place de l'inflation et du modele AD/AS, l'ascendant et les combinaisons planetaires) et les relier par des equations differentielles. Cela ne les rendrait pas plus capables que les macroeconomistes de prevoir la valeur de ces quantites sur le mois suivant. Je m'excuse pour la longueur, le sujet le merite. Cordialement.
Rédigé par: hayekFan | 31 mai 2006 at 14:14
J'aime bien Bourdieu. J'ai rien contre la socio. (et puis je suis de gauche) Simplement, je crois que l'enseignement de celle-ci a plus à gagner en l'intégrant à la géographie, voire à l'histoire. Votre exemple, les banlieues est particulièrement pertinent: vagues d'immigration pour l'histoire et ségrégation spatiale pour la géo.
Rédigé par: Boulgakof | 31 mai 2006 at 18:25
Ca chauffe chez PBi ! Pour celui qui n'est pas spécialiste de ces choses, votre discussion manque de liens. Je voudrais prendre la métaphore la voiture pour m'expliquer : composée de multiples éléments , une automobile est essentiellement dépendante de son moteur. Comprendre comment fonctionne ce moteur est donc un élément essentiel - ce pourrait être assimiler à comprendre comment fonctionne une entreprise. L'étude du comportement de la voiture, influencé par de nombreux paramètres impactant les uns sur les autres pourrait être assimilée à la macroéconomie. Reste le comportement du conducteur qui relève au choix de la sociologie ou de la politique. Donc au commencement était l'entreprise ....
Rédigé par: Didier | 31 mai 2006 at 23:48
Monsieur Bliger,
à vous lire, vous avez visiblement envie de former des salariés ou entrepreneurs dès la seconde!
désolé mais ce n'est l'objet unique ni de l'école ni encore moins du secondaire.
Cette attitude me rappelle ce que vous dénoncez, à savoir des régimes étatiques qui ne forme que dans un objectif productiviste, en kolkoze ou ailleurs.....
quand à enseigner uniquement la micro-économie à des élèves de seconde....c'est à mourir de rire (avec ou sans l'optimum en matière de profit!!!?)
Rédigé par: enzo d'aviolo | 02 juin 2006 at 09:43
"des régimes étatiques qui ne forme que dans un objectif productiviste, en kolkoze ou ailleurs....."
Productivisme et kolkhoze sont deux notions antinomiques,du moins à constater les faits et résultats.
"désolé mais ce n'est l'objet unique ni de l'école ni encore moins du secondaire."
Quels sont les "autres objets" de l'école et du "secondaire"?
Rédigé par: dab | 02 juin 2006 at 18:48
"Les causes de cette incompréhension sont évidemment nombreuses. Culturellement, nous sommes un pays que ses racines catholiques rendent méfiant envers le profit. D’autre part, le marxisme imprègne encore très largement notre monde intellectuel, plus sans doute que dans aucun autre pays européen."
Pour rester "intellectuel" ,quelle idée de nommer une société "Vinci" ou plus récemment "Natlxis"?
Essayez donc de prononcer correctement le nom de la seconde!
Et mettez vous à la place des clients qui avaient et qui vont conserver un compte dans cette banque née d'une fusion récente,quand ils doivent ou devront le signaler à tout demandeur de RIB au téléphone ou verbalement dans un bureau!
Déjà rien que pour "Société Générale" (pourtant fondée en 1864,mais à l'époque ,appellation suivie de "pf" -pour favoriser etc...-)il faut avoir un minimum d'imagination pour savoir que c'est une banque.
Ainsi un suisse très respectable m'avait un jour fait part de cette confidence ,dans un train où il était assis en face de moi,me parlant d'un mariage franco-suisse qui lui avait valu de recevoir une invitation .
Sur cette invitation la qualité du père français de l'un des futurs mariés était "Directeur de la Société Générale ,Agence de...".
Quand ce brave suisse a lu cela,il a pensé aussitôt à une société de nettoiement!Mais jamais il n'aurait pensé à une banque et Dieu sait si des banques,en Suisse,il y en a!
Véridique.
J'y pense chaque fois qu'une borne de péage d'un parking,comme celui de la porte de Bagnolet ou je laisse ma voiture quand je me rends à Paris,me crache un ticket avec "Vinci" inscrit dessus.
Qui c'est ce "Vinci" ?
Un descendant de Léonard,ou le riche héritier d'une de ces "deux cents familles" fustigées il y a tout juste 70 ans?
Les marxistes de tout poil ont beau jeu pour activer leur propagande dans de tels cas!
Les fondateurs-dirigeants de ces entreprises pensent-ils à cela?
Rédigé par: dab | 07 juin 2006 at 09:49