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17 mars 2006

L’entreprise, voilà l’ennemi !

Regardant hier soir l’émission d’Arlette Chabot sur France 2, consacrée au contrat première embauche, l’ancien chef d’entreprise que je suis en est sorti très déprimé.
Non pas par les discussions relative à ce contrat qui se sont vite épuisées, tant les arguments opposés à ce projet sont limités et les procès d’intention qui lui sont faits, excessifs. Chacun des protagonistes du débat s’est efforcé de l’alimenter, mais faute de munitions, la langue de bois s’est déployée très rapidement, les représentants des «jeunes» n’étant pas les moins alertes dans cet exercice qui caractérise l’échange d’opinions à la télévision ou ailleurs dans notre pays.
Ce qui m’a consterné en revanche, c’est la vision implicite de l’entreprise que révélaient la plupart des interventions. On dira que j’enfonce une porte ouverte. Mais, pour beaucoup de ces étudiants en "administration publique», en «carrières sociales», en «histoire», en «psychologie» (j’ai noté au vol quelques unes des incrustations apparaissant sur l’écran !), plus que le gouvernement, c’est l’entreprise qui est l’ennemi. Les entreprises et leurs dirigeants ne peuvent qu’être animés d’intentions perverses. Quand ils recrutent un jeune, c’est pour le licencier le plus vite possible et le soumettre à leur arbitraire. Qu’il y ait une anxiété ou une peur d’embaucher en raison de l’incertitude des marchés et de la rigidité des règlementations du travail leur est étranger.
Les jeunes qui étaient présents hier soir et qu’ils fussent pour ou contre le contrat première embauche étaient pourtant tous extrêmement sympathiques et certainement de bonne foi. Que la situation concrète des entreprises leur échappe n’est donc pas de leur fait, mais de la formation qui leur est dispensée et de la désinformation dont ils sont victimes de la part du système éducatif et, derrière lui, d’une bonne partie de la classe politique, relayée par beaucoup d’instruments de communication.
Le déficit d’information et de compréhension est immense. A titre d’exemple, comment le combler quand l’un des deux chefs d’entreprise présents qui ont essayé avec courage et simplicité d’expliquer la réalité des choses, s’est vu contredit, de manière péremptoire et contre l’évidence des faits, par un ancien ministre du travail quand il a affirmé qu’il fallait en moyenne dix huit mois en France pour mener à son terme un plan d’adaptation des effectifs.
Hier soir j’ai également une fois de plus été choqué par le paradoxe typiquement français qui veut que sur une question qui concerne d’abord et avant tout  les entreprises, l’acte d’embaucher, les personnes qualifiées pour en parler n’étaient que trois, les deux chefs d’entreprise et François Chérèque, tous les autres intervenants ne fondant leurs commentaires que sur une connaissance indirecte et extérieure.
Remonter la pente ne sera pas chose aisée. L’émission fournit cependant une piste qui devrait davantage être explorée. Les seuls moments où le souffle de la vérité se manifestait étaient ceux consacrés aux témoignages concrets, ceux des deux chefs d’entreprise  et aussi ceux des jeunes à la recherche effective d’un emploi ou ayant cherché leur salut hors de France.
Pour réformer le marché du travail de manière à lutter efficacement contre le chômage, il faut d’abord expliquer et réhabiliter l’entreprise, ensuite analyser les situations concrètes sans préjugés idéologiques, enfin définir de manière consensuelle et non partisane les réformes nécessaires. Hier soir, le langage honnête et vrai de François Chérèque qui, il est vrai, lui est habituel et le courage tranquille dont a su faire preuve Gilles de Robien, pourtant souvent brocardé, montrent qu’il y a des hommes qui pourraient relever ce défi dans notre pays. Encore faudrait-il que nous les placions en situation de le faire...

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Si je peut me permettre, c'est sur la notion d'entreprise que l'on doit obtenir un consensus. Les réformes nécessaires passeront pas le compromis, puisque toute réforme a des gagnants et des perdants.
Pour ma part je ne crois pas que le système éducatif ou les médias désinforment sur l'entreprise. Je crois plutôt que ce derniers n'informent pas.
Alors qu'un des objectifs principaux du bac est de former de futurs citoyens capable de comprendre le monde dans lequel ils sont, seules quelques spécialités qui ont une formtion théorique à l'économie, et cette dernière est d'abord vue sous l'angle macro, à l'exeption notable des STT (sciences et techniques du tertiaire), plus quelques autres équivalents, souvent dévalorisés.
Je ressort donc une vielle proposition:
pour toutes les sections, les objectifs suivants:
2nde: Connaitre les forces de Porter, la pyramide de Maslow et les 4P (produit, prix, place, promotion)
1ère: comprendre un bilan et un compte de résultat. Des profs de maths pourraient bien s'en sortir.
Term: Savoir rédiger un business plan simplifié.
Sinon, à titre personnel, j'ai trouvé Martine en grande forme, sur la question du CPE au moins. Le point que vous soulevez, aussi juste qu'il puisse être, ne doit pas être une manière de dévier le débat de cette brulante actualité... Sinon, à suivre sur mon blog bientôt, une proposition sur l'enseignement supérieur.

Il faut lire "par le compromis" et pas "pas".

BOULGAKOF
Permettez moi de douter que le monde change si nos etudiants apprennent a appeller "pyramide de Maslow" des banalites evidentes a tout le monde.
Mais vous avez raisons sur le fait qu'on sort du bac en vrai analfabetes economiques. Ce qui est encore plus inquietant, on se diplome souvent en sciences economiques avec une vision totalement biaisee de l'economie, ancree a d'obsoletes dogmes keynesiens. Je pense que c'est bien la que Pierre a raison quand il dit que l'ecole desinforme sur l'economie.

Formuler de façon structurée une évidence permet parfois d'y voir plus clair. C'est d'ailleurs une des seules qualités des économistes. Porter est ultra-évident, pourtant sans lui...
J'ai pas fait la fac d'éco, mais je sais qu'ils enseignent aussi Hayek, et qu'on y présente d'abord l'économie par l'échange de Smith, et non pas le pouvoir économique du roi... de l'équilibre, quoi!
Mais le vrai problème n'est pas là. On enseigne trop la théorie (surtout macro), et trop peu la pratique.

D'accord avec vous pour dire que la connaissance des entreprises (et de leur diversité) est plus que limitée en France. Pour autant, une meilleure connaissance des entreprises ne conduit pas nécessairement à soutenir le CPE (j'en veux pour preuve le positionnement de Cahuc et d'Askenazy, qui connaissent plutôt bien le sujet, et (très prétentieusement!) mon propre point de vue d'économiste de l'entreprise).
J'attire votre attention également sur la contre-publicité que font Parisot, d'une part, et Dassault, d'autre part, avec leurs formules assassinent (cf. mon billet http://obouba.over-blog.com/article-2073662.html)
Cordialement,

Je ne souhaite pas en rajouter une couche sur le "catastrophisme" ambiant mais si on ajoute aux remaruqes justifiées de PBi le fait que certains Juges d'Instruction sont considérés trop jeunes (cf. les travaux de la Commission parlementaire), certains policiers se comportant comme les voyous qu'ils sont censés chasser, certains professeurs complètement inadaptés à leur position de Maitres, etc. etc. .... le tableau n'est pas rejouissant. Les têtes sont pleines mais elles sont vides !
Le débat sur le CPE est en fait celui du fiasco de l'école, de la démission des parents dans l'éducation de leurs enfants.
Je ne suis pas content d'écrire cela d'autant que je ne suis pas en position de proposer grand chose si ce n'est à revenir à un peu de bon sens dont il est très à la mode de se moquer en ce moment

Olivier,
A mon tour d'être d'accord avec vous.
Le problème que pose le déficit de connaissance de l'entreprise va bien au-delà de la question du CPE.
En outre, bien entendu, on peut connaitre l'entreprise sans pour autant trouver toutes les vertus au CPE.
Tout au plus si l'entreprise était un peu mieux connue, le débat sur les avantages et les inconvénients de ce nouvel instrument contractuel pourrait-il être, peut-être!, un peu moins conflictuel et un peu plus serein.
Cahuc est effectivement dubitatif. Il évalue néanmoins, je crois, à 70 000 le nombre des jeunes qui pourraient bénéficier du dispositif. Ce n'est pas totalement négligeable.

C'est vrai, l'entreprise n'est pas l'ennemi.

L'entreprise est simplement l'endroit où se joue le conflit d'intérêt entre le capital et le salariat. Et les salariés ont l'impression que l'entreprise est plutôt du côté du capital.

Alors que l'entreprise est-elle même victime du capital, ou en tout cas de l'extrême mobilité du capital acquise ces 30 dernières années.
Le capital est volatile, les grandes entreprises s'adaptent. Elles délocalisent, elles externalisent et font appel à des PME sous-traitantes qui doivent elles-même être flexibles. Elles font à leur tour peser sur les salariés la flexibilité qui leur est imposée.

On ne peut pas nier que l'entreprise actuelle n'est plus celle des trentes glorieuses. La culture financière a supplanté la culture industrielle. Le salarié n'est plus une richesse pour l'entreprise, il est devenu un coût qui ampute l'excédent d'exploitation.

Tout ça pour dire que la mauvaise image de l'entreprise n'est peut être pas méritée, mais elle est bien compréhensible.

@ Tilzel : je crois bien que c'est pour lutter contre ce gendre de caricature que PBi nous a écrit son billet. Je m'explique : l'entreprise n'est pas le lieu de conflits entre capital et travail, il est le lieu de l'association des mêmes pour créer de la valeur. Penser a priori que les intérêts sont divergents est absurde, il faut y trouver un équilibre.

Loin de moi de nier la "financiarisation" de l'économie mais il faut quand même regarder derrière l'arbre qui cache la forêt. L'économie française est essentiellement faite de PME très souvent familiales (ça commence à se tasser mais c'est encore vrai)qui sont indifférentes à ces questions que sont les fonds de pension, et autre fameux 15%, suivez mon regard. De mémoire, les sociétés du CAC 40 ne représentent que 10 à 12% des personnes en âge de travailler en France. La question de la délocalisation ne les concerne pas non plus. Rajoutons que les investissements étrangers faits en France - et ils sont importants - leurs permettent d'avoir de nouveaux clients. Bref, ne tombez pas dans le cliché des médias, comme on le disiat dans un feuilleton des années 60, "la réalité est ailleurs"

Pardon, je corrige mes chiffres, en 2004, les entreprises du CAC 40 employaient 4 millions de personnes soit environ 25% des personnes en âge de travailler en France (environ 16 millions). Celles du SBF 120 (incluant le CAC 40) en employaient 5 millions.

Bien sûr, l'entreprise est le lieu où capital et travail s'associent pour créer de la richesse. Mais il y a ensuite conflits sur la répartition de cette richesse. Et l'équilibre de cette répartition est une question de rapport de force, favorable au capital dans un contexte de chômage de masse. Il suffit d'étudier l'évolution de cette répartition depuis 1945 pour se rendre compte que l'existence de ce conflit n'est pas "un a priori absurde".

De plus, les entreprises côtés en bourse utilisent une multitude de sous-traitants qui ne sont pas eux mêmes côtés en bourse mais auquels elles sont en mesure d'imposer leurs conditions de travail. Ce sont ces sous-traitants qui ont particulièrement intéret à ce que le travail soit flexible, car leur activité est à la merci des grands groupes.

Enfin, comment oser dire que les PME ne sont pas affectés par les délocalisations ? Une délocalisation déstabilise tout le tissu économique d'un secteur géographique. A qui les petits commerces peuvent-ils continuer à vendre si une grande part de la population active est au chômage ou obligé de partir pour chercher du travail ailleurs. C'est bien plus que 25% de la population active qui est concerné directement ou indirectement par la finaciarisation de l'économie. C'est toute la société.

Enfin, notez que la question de la répartition des bénéfices entre capital et salaire se posent même dans les très petites entreprises.

En tant qu'entrepreneur, je ne peux qu'être d'accord avec la majorité de ce que dit PBI.

Cependant, Pierre, permettez-moi de douter de la capacité des entreprises à rassurer les jeunes. Toutes les décisions prises dans une entreprise privée sont généralement opaques, les discussions réservées à un groupe d'initiés, et frappées du sceau du secret.

Pas vraiment de quoi donner confiance à ceux qui sont en bas de l'échelle, qui ne peuvent que constater les dégats et l'incohérence du discours...

Il n'y a pas que les politiciens qui manient la langue de bois, les dirigeants de boite savent très bien le faire aussi ;-)


@ Tilzel: ce n'est pas parce que nous avons assisté à une dérive certaine qu'il nous faut prendre cette perversion de l'économie comme une fatalité, une vérité intangible. J'ai entendu hier soir dans une émission de Public Sénat consacrée à l'Inspection du Travail, un haut fonctionnaire affirmé avec grand calme que les rapports entre capital et travail étaient "structurellement déséquilibrées". Excusez de le répter mais cette afiirmation est absurde. Chacun a sa place, son role. Le patron, comme le salarié, qui ne comprend pas que c'est dans un équilibre bien senti de leur relation que l'éfficacité viendra et donc la performance de l'entreprise sont sur le mauvais chemin.

Vous me parlez d'un chomage de masse favorable au patronat, comme si le marché du travail était uniforme ! Allez donc demander aux chauffagistes comment ils vont chercher dans les IUT ou autres établissements de formation les jeunes tout juste formés tant la pénurie est grande ? Il y aurait 350 000 emplois non occupés en France, faute de personnes compéténtes. La question est donc celle de la formation et pas celle de je ne sais quel complot ourdi par je ne sais qui pour maintenir les masses tranquilles ou créer un rapport de force favorable.

Enfin sur PME, délocalisations et dépendance de ces PME vis à vis des plus grands groupes. Si beaucoup da patrons de PME ont mis tous leurs oeufs dans le même panier, cela n'en condamne pas pour autant le système économique. La question du Gouvernement d'entreprise souvent abordée par notre hôte est au coeur du problème. Il faut de "bons" patrons et la France souffre de ce problème aussi.

Cher Pierre, un prof français du MIT, Olivier Blanchard, vient de publier sur Telos un article qui va dans le sens de votre article: "de l'ignorance économique".
Je vous invite à le lire sur
http://www.telos-eu.com/2006/03/limbecillite_economique.php#more

Quel problème cela peut-il poser que l'idée d'entreprise ait une si mauvaise réputations du moment que le phnoème se limite à la France ? Après tout, les entreprises se portent fort bien en France malgré cette mauvaise réputation d'une part, et d'autre part, les économies des différents pays de la zone euro sont suffisamment bien intégrées pour que peu importe au fond de savoir si des entreprises françaises ou, par exemple, allemandes, dominent sur le marché français.

A part pour les aspirant-partons français incapables de s'entendre avec des associés étrangers, bien sûr...

Didier,

comme tout marché, la répartition capital/travail est régie par la compétition et la coopération. Mettons que nous avons tous les deux raisons, et parlons plutôt de ce point d'équilibre que vous évoquez.

Depuis les années 1970, cet équilibre s'est déplacé vers le capital, et ce de façon durable me semble-t-il. L'expression "structurellement déséquilibré" ne me parait donc pas irrecevable, dans le sens où on se réfère à une situation antérieure jugée plus juste (celle des trentes glorieuses et du plein emploi).

Cette situation est durable car la mondialisation financière conjuguée au chômage de masse, l'ont déjà installé depuis 30 ans et rien ne permet de penser que le retour à une situation plus équilibrée (dans le sens de plus juste, ou mieux répartie si vous voulez) soit pour demain.

Je maintiens chômage de masse car avec 350000 emplois non pourvus, quand il y a 2,5 millions de chômeurs indemnisés, sans compter les précaires et ceux qui n'ont plus droit à l'indemnisation, nou sommes loin du compte.

Petites remarques complémentaires :
Vous assimilez le patron au détenteur du capital, ce qui n'est plus la règle générale. Bien souvent, le patron est salarié (la possession de stock-options le met certes dans une position batarde entre les deux).
D'ailleurs, on ne dit plus patron, on dit entrepreneur 8-).

Selon moi, les grandes entreprises ont une mauvaise image à cause de leur soumission à la finance.

Les PME ont une mauvaise image à cause des condtions de travail que certaines imposent. Globalement, le code du travail est mieux respecté dans les grandes entreprises. (Attention, je n'ai pas dit que tous les patrons étaient des voyous. Je parle de l'image de l'entreprise en général dans la société française).

Enfin, tout salarié est aussi un consommateur en puissance, et les pratiques commerciales aggressives voire malhonnetes qui se développent (télémarketing...) ne contribuent pas à améliorer l'image des entreprises.

Titzel: Les patrons de PME ont une très bonne image. Selon une étude IPSOS/CGPME publiée en avril 2003, les français ont une bonne image des patrons de PME à 88%, contre 26% pour les patrons de multinationales. Et dans la plupart des cas, en PME, l'actionariat est familial.
Sur le reste, on est d'accord.

Moi en ce qui concerne l'image des chefs d'entreprise en France, je vous ferai part de mon expérience récente. Employé à 3 reprises depuis 2000 entre 6 et 18 mois, j'ai 47 ans, cadre supérieur, je me suis fait remercier à chaque fois sans que j'ai eu d'explication crédible (malgré entretien d'1 heure) et ce après m'avoir fait croire que j'étais la perle rare. Dans chaque cas il y aurait matière à aller aux prud'hommes. J'en suis au point ou je n'envisage plus d'accepter à nouveau un emploi susceptible d'aboutir à une embauche.
Et en plus j'étais tout à fait neutre vis à vis des chefs d'entreprise. Un de mes hobby est d'investir en bourse.
Je pense qu'en france les employeurs ont abusé de leur situation de force due au chômage et que énormément de salariés se sont vu traiter comme du bétail et là on voit que cela ne va plus être possible.
Les gens sont licenciés pour toute sorte de raisons arbitraires qui n'ont pas cours ailleurs (trou dans cv , âge, expérience, personnalité, sexe, faciès, graphologie...) Ces gens là on les prends un peu et on les jette et après on se plaint de payer trop de cotisations sociales et assedic mais qui casse les salariés, entrainant maladie, chômage, RMI ?


Je suis tout à fait d'accord! Dans un magasin où je m'étais presentée spontanément (j'avais vu une pancarte 'recherche vendeuse' et j'avais un cv sur moi) j'ai eu droit à un: "Laissez moi un cv et une lettre de motivation et je vous rappellerais". Alors j'explique que je n'ai pas de lm que je viens juste de voir l'affiche etc... Je me suis dit que c'était peut être pas elle qui s'occupait des embauches. Si si si c'était bien elle mais il lui fallait ab so lu ment une lettre de motivation évidemment me poser des questions ou me faire passer un entretien sur place ça aurait été foire poireauter la foule de clients... fantômes. Donc on doit donner un cv et une lm pour avoir droit à un entretien. Par contre se présenter spontanément sans lm là ça ça mérite pas un entretien. C'est à se taper la tête contre les murs.

TITZEL "Depuis les années 1970, cet équilibre s'est déplacé vers le capital"

Je ne suis pas d'accord. Disons que depuis les annees 1970, la quantite absurde de liquidite monetaire que les Etats ont creee, desormais degages des obligations de convertibilite or, a provoque une hausse artificielle des prix, donc des salaires necessaires pour survivre et consommer les marchandises produites, en perdant progressivement competitivite au grand avantage des pays qui n'ont pas connu cela.
Tant qu'ils ont ete enfonces par les erreurs du communisme, la Russie, l'Europe de l'Est, la Chine, l'Inde, ne representaient aucune menace commerciale. Desormais liberaux (plus ou moins), ils peuvent jouer la concurrence efficacement vu que leurs salaires sont restes bas. (Pas d'expansion monetaire deraisonnable comme en Occident).
Donc le cout excessif du travail est bel et bien la seule cause du chomage de masse.

Non, non. Si on regarde l'évolution la part de l'excédent brut d'exploitation dans la valeur ajoutée, on s'aperçoit que celle-ci a diminué pendant les trente glorieuses et augmenté depuis le début des années 80. Il y a une part de plus en plus importante de la richesse créée qui rémunère le capital.

De plus, cette augmentation de la rémunération du capital va de paire avec un rejet du risque sur les salariés.
http://www.lesechos.fr/journal20060321/lec1_idees/4397968.htm

Je persiste : l'équilibre se déplace vers le capital.

Tout cela est indépendant de la hausse des prix qui joue sur le pouvoir d'achat mais pas sur la répartition de la richesse. Cette hausse des prix est d'ailleurs soigneusement bloqué par les banques centrales afin de garder leurs économies compétitives pour les investisseurs.

Quant à cette histoire d'avantage compétitif obtenu grâce au communisme, elle ne me semble pas très orthodoxe pour un libéral.

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