Alors que se rapproche l'échéance de la publication du rapport sur l'endettement public que Thierry Breton a demandé à une commission présidée par Michel Pébereau, il est intéressant de lire une étude publiée par la Fondation Robert Schuman sur La dépense publique et la situation des finances publiques dans les 25 pays membres de l'Union Européenne.
Comme le souligne le résumé, Amélie Verdier, une inspectrice des finances, maître de conférences à l'institut d'Etudes Politiques de Paris,qui en est l'auteure, constate que la réalité budgétaire européenne est complexe:
"Certes, le poids des dépenses publiques est en moyenne plutôt élevé au sein de l’UE par rapport au reste de l’OCDE et le dernier élargissement n’a guère changé la donne. Mais il n’y a pas de corrélation entre poids des dépenses et maîtrise des finances publiques : plusieurs États donnent l’exemple d’une dépense publique élevée, mais soutenable. La bonne nouvelle est peut-être aussi qu’il n’y a pas de recette unique pour y parvenir, mais des approches à combiner."
Une contribution pertinente au grand débat que notre pays devra tôt ou tard engager sur le niveau et peut-être encore plus sur le contenu de sa dépense publique, si du moins nous en trouvons le temps dans les intervalles des querelles historiques et sémantiques qui occupent désormais l'essentiel du dialogue entre les Français...
