Les catastrophes succèdent aux catastrophes. Après Katrina, voici un tremblement de terre dévastateur au Cachemire. Dans le cas de La Nouvelle-Orléans, on pouvait se dire que la riche Amérique n’aurait pas besoin de nos dons pour faire face aux terribles conséquences des inondations. A l’évidence, il n’en est pas de même au Pakistan. Chacun de nous pourra se déterminer. Pour ce qui me concerne, je continuerai à donner la priorité au Secours Catholique qui fait l’objet d’un lien sur ce blog.
Coïncidence : la semaine dernière, Le Don Boule de Neige, a organisé une réunion, destinée à expliquer à ses donateurs parisiens l’usage qu’il fait de leur argent. J’ai parlé à deux reprises de cette association à travers deux notes, Générosité: l'étape d'après et Le Don Boule de Neige, et le lien qui figure dans la colonne de droite vous conduit vers son blog qui donne tous détails utiles sur son activité.
Animée par d'actuels ou anciens cadres ou dirigeants d'entreprise, cette association collecte des dons, référence des projets portés sur le terrain par des ONG, fournit une contribution financière destinée à distribuer des micro-crédits et se comporte comme un actionnaire minoritaire, soucieux de veiller à ce que les dons aillent vers leur objectif, à ce qu'ils soient utilisés avec une efficacité contrôlée sur le terrain et à ce que les frais de gestion soient réduits au minimum.
Cette réunion a permis de s’assurer que ces principes étaient respectés et en même temps de mesurer l’impact significatif de ces micro-crédits, moins de 100 euros par bénéficiaire final, sur des destinées individuelles et familiales.
Le Don Boule de Neige intervient dans trois pays, Madagascar, Bénin et Cambodge. Ses moyens sont modestes. Elle s’appuie exclusivement sur le bénévolat, l’engagement et l’enthousiasme de ses animateurs. Ses frais de gestion sont inférieurs à 3% des sommes collectées. Mais, même si son champ d’action géographique et le nombre de ses opérations sont limités, elle fait œuvre utile et chaque euro donné et dépensé l’est à bon escient.
Une goutte d’eau dans la mer de la misère sans doute ! Mais devant l’immensité de la tâche, ne faut-il pas soutenir les quelques uns, pas assez nombreux, qui ont décidé, sans que rien ne les y oblige et sans rien attendre en retour, de s’y mettre.
