A peine reconduit pour un troisième mandat et à cinquante deux ans, Tony Blair fait l'objet de pressions de la part de nombreux membres du Parlement, appartenant à son parti, pour qu'il cède rapidement la place à Gordon Brown au motif que, en plus de sa position sur la guerre en Irak, deux mandats, cela suffit!
Voici également ce qu'on peut lire ces jours-ci sur le site du Parti conservateur britannique:
Michael Howard to stand down
Michael Howard has stunned Conservatives by announcing that he intends to stand down as party leader "sooner rather than later".
Just hours after declaring that the General Election had been a "huge step forward" with a result that left the party holding "its head up high", he announced plans to quit so that a new, younger leader can prepare the Conservatives for the next election contest in four or five years time.
However, Mr Howard stressed that he will remain in charge until the party has decided whether to change the rules for electing a new leader - a process which could take months to complete.
Speaking as a seriously weakened Tony Blair took Labour into a record third term, with his Commons majority slashed by around 100, and the Conservatives emerging from the contest with an extra 36 seats, Mr Howard said he had failed to deliver the 2005 election victory he so coveted.
Visiting Putney where he made his first speech as party leader exactly 18 months ago to the day, he stood alongside the constituency's victorious new MP Justine Greening, and declared: "I am 63 years old. At the time of the next election in four or five years time I will be 67 or 68, and I believe that's simply too old to lead a party into government."
Stressing his determination to do what is best for party, and above all country, Mr Howard said: "As I can't fight the next election as leader of our party, I believe it's better for me to stand aside sooner rather than later so that the party can choose someone who can. I want to avoid the uncertainty of prolonged debate about the leadership of the party."
And he added: "I want the next Conservative leader to have much more time than I had to prepare our party for government. If we achieved this much in just 18 months imagine what can be achieved in the next four or five years."
Earlier, Mr Howard said he was sad that more constituencies had not been captured, especially as so many candidates came within a whisker of winning. "But today the Conservative Party can hold its head up high. We have begun the process of rebuilding our party, of building a broad and outward-looking party that reflects Britain in the 21st century."
He also appealed to the party's MPs and mass membership to remain united, and never return to the "bickering and backstabbing of the past".
The review of the leadership election rules - which currently give the final say to the party in the country - is expected to take several months, but could be concluded by the time of the annual conference in October, after which the ballot for Mr Howard's successor could possibly be completed by the end of the year.
Lisant ces lignes, je n'ai pu m'empêcher de me remettre en mémoire le débat que nous avions eu dans les tout débuts de ce blog sur Limite d'âge en politique, puis sur Retour sur la limite d'âge en politique. Je l'ai aussi rapproché de l'émission de lundi soir sur TF1 où au moins six sur huit des chefs de partis qui s'exprimaient témoignaient de la montée en puissance d'une nouvelle de génération de dirigeants, manifestement en pleine possession de leurs moyens intellectuels et physiques, quelle que soit par ailleurs l'opinion que l'on peut avoir sur leurs positions respectives.
Que le Oui ou le Non l'emporte le 29 mai prochain, il me semble que 2007 devra marquer dans notre pays le temps de la relève. Si j'avais eu encore un doute, les conditions dans lesquelles se déroule la campagne référendaire et l'exemple donné par Michaël Howard auraient suffi à m'en convaincre.
Dans une note sur le précédent de 1969 , j'évoquais un scénario qui permettrait au pays de prendre sa décision le 29 mai prochain dans la sérénité et d'achever de donner à Jacques Chirac la stature historique qu'il a commencé à construire avec la position courageuse qu'il a prise au nom de la France sur l'Irak.
J'écrivais ainsi:
Jacques Chirac pourrait assortir son engagement indéfectible et déterminé en faveur du Oui de l’annonce claire et irréversible de son intention définitive de ne pas demander le renouvellement de son mandat en 2007.
Cette attitude trouverait sa justification dans sa volonté de servir cette cause décisive pour l’intérêt de la France en aidant nos compatriotes à répondre à la question qui leur est posée et non pas à exprimer leur mécontentement à son égard ou à celui du gouvernement. L’expérience acquise au cours des quatorze années d’exercice des fonctions de Premier Ministre et de Président de la République dont il est le seul homme d’Etat vivant à pouvoir faire état à ce jour donnerait tout son crédit à cette démarche.
En éliminant l’hypothèque d’une nouvelle candidature, cette initiative focaliserait l’attention et polariserait les mécontentements sur l’échéance de 2007. Elle désarmerait au moins partiellement ceux, relativement nombreux, dont le vote ne serait inspiré que par leur anti-chiraquisme obsessionnel ou par la prise de position courageuse, mais impopulaire, du Président de la République en faveur de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Du coup, beaucoup de Français aborderaient avec plus de sérénité le débat sur le référendum et concentreraient leur réflexion sur la seule question à laquelle leur vote doit répondre.
Je ne suis pas convaincu pour ma part que la version dégradée d'une telle démarche que constituent les rumeurs, manifestement orchestrées, d'un départ du Premier Ministre après le référendum, suffise pour aboutir à ce résultat. Peut-être le Oui l'emportera-t-il sans que le Président de la République s'engage à un tel degré, mais qui peut en être certain et l'intérêt de la France n'exige-t-il pas que tout soit fait pour que les Français prennent leur décision le 29 mai sans avoir autre chose à l'esprit que leur vision de l'avenir de l'Europe?
