L'industrie, une passion française est le titre magnifique que Georges Pébereau et Pascal Griset ont donné à leur livre qui vient d'être publié avec une préface de Thierry Breton qui était encore, quand il l’a rédigée, président de France Telecom.
Le nouveau ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie écrit ainsi : Georges Pébereau est un homme d’action et un meneur d’hommes qui a côtoyé tout ce qui a compté en politique et dans l’économie pendant quarante ans. C’est un entrepreneur que je connais depuis vingt ans et pour qui j’ai un profond respect. Il a aussi été à bien des égards un de mes modèles. Il ajoute plus loin : Homme de fortes convictions, Georges Pébereau durcit souvent le trait pour mieux mettre en exergue les moments essentiels de sa vie de dirigeant. Il y a certes parfois de la passion, beaucoup de passion mais, avec son style tout personnel, il nous fait comprendre tous les ressorts de son style de management empreint de précision, d’anticipation, de prudence et d’audace. En un mot, ce qui fonde un capitaine d’industrie moderne et patriote. Et il conclut : A l’issue du cheminement de ce livre, on est une fois de plus convaincu que ce qui constitue le socle de l’entreprise, ce sont ses hommes et leurs leaders. Ce sont ces valeurs que j’ai apprises à titre personnel de Georges Pébereau…
Je dois vous prévenir d’emblée. Comme Thierry Breton, j’ai admiré et j’admire Georges Pébereau. En juin 1982, il m’a recruté dans son équipe à la tête de ce qui était à l’époque la Compagnie Générale d’Electricité (CGE), devenue depuis Alcatel, et m’a appris le métier industriel. Pendant quatre ans, jusqu’à ce qu’il soit démis de ses fonctions en juillet 1986 et remplacé par Pierre Suard, j’ai participé, sous son autorité, à ce qui a été l’une des plus grandes aventures industrielles françaises dont toutes les potentialités n’ont malheureusement pas pu être exploitées par la suite. Ensuite nos parcours ont divergé, mais, dix-sept ans plus tard, quand j’ai connu l’épreuve en 2003, Georges Pébereau a été le seul à m’apporter un soutien public dans Le Monde, pour défendre l’honneur d’un homme qui, quelles que soient les erreurs que, comme beaucoup il a certainement commises, ne mérite pas le procès expéditif qui lui est fait.
Je ne suis donc pas en position de faire une critique objective de son livre et je revendique, dès lors qu’il s’agit de lui, un certain droit à la complaisance ! Pour autant, je suis convaincu que tous ceux qui le liront, qu’ils aient ou non participé à l’aventure, la trouveront passionnante.
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