Si le Non l’emporte, le traité constitutionnel sera rejeté. Il n’y aura pas de deuxième tour ou de rattrapage.
Les partenaires de la France prendront acte, certains avec regret, d’autres avec ironie, de cette situation. En effet c’est la France qui a porté ce projet sur les fonds baptismaux et qui a joué avec Valéry Giscard d’Estaing un rôle majeur dans son élaboration. Mais, dans cette hypothèse, le peuple souverain de ce grand pays de l’Union européenne s’étant exprimé de manière légitime, le sentiment dominant sera qu’il n’y a pas à y revenir.
Que le Non ait été marginal ou massif ne changera rien à la perception de la situation par nos partenaires. La culture démocratique est maintenant suffisamment ancrée en Europe, pour que, le traité étant rejeté à 50,1% ou à 60%, le constat de la plupart de nos partenaires soit le même : les Français qui avaient fortement milité pour ce projet alors que beaucoup de leurs partenaires étaient moins enthousiastes y ont renoncé, ce qui est leur droit, mais est un fait.
L’Union Européenne continuera donc de fonctionner sous le régime des traités de Nice, de Maastricht et des textes antérieurs encore applicables. A quoi, beaucoup ajouteront que ce ne serait ni un drame, ni l’apocalypse. Ce qui est vrai à court et moyen terme.
Quelles sont donc les chances que le rejet du traité constitutionnel par une majorité de Français provoque le choc salutaire et la remise à plat que beaucoup de ceux qui envisagent de voter Non appellent sincèrement de leurs vœux ? A mon avis, nulles ou quasi-nulles.
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