14 mai 2009

Idées et intérêts dans la construction économique européenne

François Bilger vient de publier sur son blog, Economie sociale de marchéle texte d'une conférence sur "Idées et intérêts dans la construction économique européenne" , qu'il a donnée à l'Université  de Fribourg-en-Brisgau dans le cadre d'un colloque franco-allemand sur l'intégration européenne.
Utile réflexion dans la perspective des élections européennes...

10 avril 2009

"Etats d'âme et de droit"

Le dernier livre de mon frère, Philippe Bilger, Etats d'âme et de droit,est désormais disponible sur Amazon et à la Fnac.
La quatrième de couverture donne une idée de son contenu:
Philippe Bilger aborde en toute liberté les thèmes que sa sensibilité d'homme, sa curiosité de citoyen éclairé, sa passion de magistrat et son talent de polémiste l'ont incité à mettre sur la place publique. Rien de ce qui est démocratique ne lui est étranger et aucun ridicule n'échappe à sa plume acerbe.
De Nicolas Sarkozy à Rachida Dati, sans omettre les affaires qui l'ont particulièrement marqué, il tente, sans s'épargner, d'aller au plus vrai sur le monde politique, médiatique, judiciaire et intellectuel, sans jamais céder à l'autosatisfaction.
Philippe Bilger évoque aussi pour la première fois son histoire familiale avec une vérité crue.
Sa hauteur de vue et ses positions parfois iconoclates provoqueront, n'en doutons pas, bien des polémiques.



28 mars 2009

"Reconstruire la finance pour relancer l'économie"

On ne saurait trop recommander la lecture de la dernière note de l'Institut Montaigne "Reconstruire la finance pour relancer l'économie", publiée sous la forme d'un briefing paper dans Amicus Curiae de Mars 2009 et, encore plus de la version intégrale de cette note, téléchargeable sur son site.
Une réflexion et une recommandation, parmi beaucoup d'autres, méritent attention:
"Inspirons-nous du précédent que représente le «bank holiday» édicté par Roosevelt immédiatement après son investiture en 1933, qui a permis de redessiner le paysage bancaire américain et de restaurer la confiance. De même, mais dans un contexte de marchés mondialisés, plus complexes que la seule industrie bancaire américaine des années 1930, nous recommandons que, pour une durée à définir, les grands États ordonnent la suspension des normes, des activités et des pratiques aggravant la crise actuelle. Quelles pratiques de marché suspendre ? Le graphique ci-après* présente l’évolution du Chicago Board Options Exchange Volatility Index (VIX), mesurant la volatilité implicite du marché américain des actions. Il a un surnom: le «Fear index», ou l’indice de la peur. Plus les opérateurs sont apeurés, perdus, plus son niveau est élevé. Or, ils n’ont jamais été aussi affolés qu’aujourd’hui (voir graphique). Dès lors, pourquoi continuer de se fier à de tels signaux ? Confierait-on sa santé à un médecin fébrile et désorienté ? S’il est impossible et dangereux (pour des raisons de liquidité) de suspendre les cotations de places financières dans le monde, il est en revanche nécessaire de désactiver les vecteurs de propagation de la crise actuelle sur les marchés." 
Personnellement, je m'attendais, en septembre dernier, à ce qu'à titre conservatoire, les Etats, principalement concernés par la crise, décrètent une suspension temporaire des marchés pour tenter d'y voir clair avant d'agir, un market holiday pour reprendre l'expression de l'Institut Montaigne. Au lieu de cela, on a laissé continuer à fonctionner ces marchés dont la perversité était révélée au grand jour et, pire encore, on a accepté de soumettre la pertinence des actions publiques engagées à leur "jugement", compromettant ainsi leur efficacité immédiate. 
Or s'il est une chose que l'on peut retenir de l'enchainement des causes et des conséquences des dix-huit derniers mois, c'est l'inexactitude fondamentale de l'adage fameux, "les marchés ont toujours raison", qui a couvert les pires turpitudes de comportement au cours des vingt dernières années. Les entreprises, notamment industrielles, savent bien que la manière dont les "marchés" apprécient leur valeur est rarement corrélée à la réalité de leurs performances et de leurs perspectives, que ce soit dans le sens de l'exagération ou de la dépréciation.
La recommandation de l'Institut Montaigne de désactiver sans délai les dispositifs les plus pervers en attendant que l'on se mette d'accord sur les réformes fondamentales nécessaires pour établir la viabilité et la sécurité du système financier, est donc une mesure de simple bons sens. Pour autant les chances qu'elle soit mise en oeuvre sont probablement nulles, tant les décideurs actuels sont encore imbibés intellectuellement par l'intégrisme libéral qui prévaut depuis un quart de siècle et trop jeunes pour avoir été préparé à prendre les mesures radicales qu'imposaient des situations économiques extrêmes, économie de guerre ou économie hyper-inflationniste, qui ne laissaient pas d'autre choix à ceux qui avaient à les affronter.

22 mars 2009

"La curée contre le Pape"

Il y a des moments où trop, c'est trop. Le déchainement des petits marquis médiatiques parisiens contre le Pape traduit, ces jours-ci, un tel degré d'ignorance, de mauvaise foi et de bêtise qu'on éprouve le besoin d'abord de le dire et ensuite de contribuer, fût-ce modestement, à un retour à la raison et à l'honnêteté.
C'est pourquoi je signale à l'attention des visiteurs de ce blog trois notes publiées sur le Web par trois auteurs dont le propos est d'autant plus crédible qu'ils n'ont jamais hésité, en d'autres circonstances, à manifester leur esprit critique à l'égard de l'Eglise, mais dans les limites du débat intellectuel et du respect des personnes.
La première, intitulée La curée contre le Pape est publiée sur slate.fr et est l'oeuvre de Henri Tincq, l'ancien chroniqueur religieux du Monde qui n' a jamais caché ses opinions avancées.
La seconde, intitulée La "Bonne" Parole est à la défense, a été publiée sur Journal d'un avocat par Maître Eolas.
Enfin j'aurais mauvaise grâce à ne pas mentionner la note, On s'est bien payé le Pape!, mise en ligne aujourd'hui même, par mon frère, Philippe Bilger, sur son blog, Justice au Singulier.
S'il fallait une preuve de plus de l'utilité du Web pour corriger et rectifier les comportements de plus en plus panurgiques et manipulateurs des médias officiels français, ces notes en apporteraient une démonstration éclatante.

14 mars 2009

"Grandeur et décadence"

A une époque où, dès qu'il s'agit de l'entreprise, sous l'effet de la crise économique et sociale et de la démagogie politique de plus en plus répandue y compris aux plus hauts niveaux des Etats, triomphe trop souvent le populisme, il est bon de signaler à l'attention des lecteurs de bonne volonté les esprits et les écrits qui y échappent.
Le Nouvel Economiste se fait une spécialité, digne d'estime, de les accueillir. Dans le numéro daté du 12 au 18 mars 2009, deux articles expriment des idées qui, pour n'être probablement pas populaires, relèvent de cette inspiration. 
Le premier, intitulé "Grandeur et décadence" et sous-titré "Grands patrons, de surhommes à bouc-émissaires" reprend notamment des propos de Diane Ségalen, particulièrement pertinents. 
Le second donne la parole à Michela Marzano, une philosophe italienne, chargée de recherche au CNRS, dont les idées, dérangeantes sans doute pour certains, invitent à la réflexion sur l'entreprise, "lieu de travail", qui "n'est pas censée donner du sens à la vie".
Ces articles comme l'ensemble du journal sont accessibles librement sur son site et sont reproduits ci-dessous.

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