02 mai 2008

L’économie française : un nouveau souffle ?

Lors d'une rencontre, organisée récemment par une fédération professionnelle, il m'a été demandé de donner mon point de vue sur la situation économique en tentant de répondre à la question: "l'économie française: un nouveau souffle?" Il m'a semblé que partager avec les lecteurs de ce blog le canevas que j'avais préparé pour cette intervention pouvait retenir leur attention.

Quand j’ai accepté il y a deux mois votre invitation à m’exprimer devant vous pour vous parler de l’économie française, je n’appréciais pas à sa juste valeur la difficulté inhabituelle de l’exercice que vous me demandiez.
Ainsi, au début de ma vie professionnelle, il y a près de cinquante ans, ou il y a seulement un peu plus de trente ans quand Valéry Giscard d’Estaing devenait Président de la République, j’aurais pu vous parler de l’économie française en me concentrant d’emblée sur l’hexagone et en n’évoquant la conjoncture de ce qui est devenu l’Union européenne et des Etats-Unis qu’en incidente. Et bien sûr, je n’aurais même pas mentionné la Chine ou l’Inde ni d’ailleurs l’Amérique du Sud. Aujourd’hui la situation est exactement inverse : est-il encore possible de parler de l’économie française comme un sujet d’analyse spécifique et autonome ou bien ne peut-elle être abordée que comme un sous-ensemble ou une catégorie particulière d’un champ d’observation qui au minimum est européen et plus probablement mondial ? Poser la question, c’est y répondre.
Mais, évidemment, je m’attendais à cette difficulté qui n’est pas nouvelle. En revanche, je ne mesurais pas réellement le dérèglement des boussoles économiques que l’on peut observer depuis le début de l’année. FMI, OCDE, Union européenne, INSEE n’ont cessé de modifier leurs prévisions à la baisse pour la croissance et à la hausse pour l’inflation, et dans des proportions que ne sont pas marginales. Du coup, les économistes les plus compétents et les plus respectés ont du mal à s’accorder sur le diagnostic, ce qui, contrairement à une opinion répandue, est rare. Pour l’un, c’est « la fin du krach » ; pour l’autre, « la crise financière empire ».
Les derniers mois voient ainsi les crises succéder aux crises sans que ceux dont on attend qu’ils les anticipent et nous y préparent donnent le sentiment de maîtriser la situation. Le Monde du 29 avril 2008 en identifiait six. On peut même en dénombrer sept, « les sept plaies d’Egypte », comme autant de sombres nuages qui obscurcissent l’horizon : immobilière, bancaire, monétaire, économique, alimentaire, pétrolière, écologique…
Pour essayer de mettre un peu de clarté dans cette « boite noire » que constitue aujourd’hui l’économie et tenter d’apprécier ce qui va se passer dans les mois et les années qui viennent au plan économique en France , nous devons observer d’abord dans quel monde nous évoluons et ensuite quel soutien nous pouvons espérer de l’Union européenne

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28 avril 2008

Trois ans d’investissement individuel,une expérience microéconomique

Voilà trois ans exactement que, souhaitant occuper une partie de mon temps à rendre service, j’ai engagé une activité artisanale et bénévole de soutien et de conseil à des jeunes entreprises. Rendre compte, fût-ce sommairement, de cette expérience microéconomique peut être utile à ceux qui envisageraient de faire de même.
D’autant qu’à partir de cette année, la fiscalité apporte un encouragement puissant à ce type d’activité. Non seulement 75% du montant investi en direct dans des petites et moyennes entreprises peut désormais être déduit du montant dû au titre de l’impôt de solidarité sur la fortune dans la limite de 50000€, mais, dans la limite de 40000€, 25 % de la part du montant investi  qui ne serait pas pris en compte au titre de la première disposition peut être déduit de l’impôt sur le revenu. L’incitation pour l’investissement individuel direct est d’autant plus marquée que si le passage par des fonds d’investissement spécialisés est autorisé, il se traduit néanmoins par une réduction de l’avantage consenti.
Pour être fortement encouragé, le chemin de l’investissement individuel direct n’est pas sans périls, même si, pour les plus fortunés, significativement financés par l’impôt, les risques patrimoniaux sont par définition limités. La voie la plus prudente consiste sans doute à s’agréger à un réseau de « business angels » qui offre en général la sécurité relative d’une procédure d’instruction organisée, d’une expertise partagée et de modèles contractuels utiles. Pour autant les taux de succès des investissements effectués par ce canal si l’on en croit les rares données publiées ne sont pas exceptionnels.
Une démarche individuelle conserve dès lors son intérêt.

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05 avril 2008

La crise, et après!

Je ne sais pas si, comme moi, vous avez du mal à vous retrouver dans le dédale des raisonnements et des explications, destinés à nous faire comprendre les tenants et aboutissants de la crise financière qui emporte l'économie mondiale dans la tourmente.
Certains affirment déjà que la crise est terminée. D'autres soutiennent que ses effets les plus graves sont encore devant nous. Quoi qu'il en soit, les architectes et les gestionnaires du système qui a conduit à la crise nous expliquent qu'un peu plus de transparence et un peu plus de contrôle suffiraient à nous éviter à l'avenir la répétition de tels sinistres planétaires.
Peut-être! Mais, ceux qui auraient des doutes sur le caractère approprié et suffisant de telles démarches auraient avantage à lire le dernier numéro du Nouvel Economiste et, plus particulièrement  La lettre ouverte...aux "Quants"  de Christophe J.Nijdam. Ils y trouveraient matière à méditer.
" La guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée à des militaires", disait Georges Clémenceau. En lisant ces réflexions, on est tenté de le paraphraser en se disant que, décidément, la finance est une chose trop sérieuse et aux conséquences trop graves pour être laissée aux seuls financiers, banquiers ou mathématiciens et que la société ne pourra pas s'exonérer de se poser des questions essentielles sur les dérives constatées et de rechercher des solutions structurelles.

04 avril 2008

Le Six35, trois mois après, une opportunité à saisir...

"Un six35 spécial.
Un six35 qui fête ses 3 mois.
Un six35 important pour nous.
C'est le dernier "JT" sur un rythme hebdomadaire.
Le dernier sur un format "tout info" (mais est-ce encore le cas ?) et une treizième édition de moins de 10 minutes, tournée en 16/9 et en HDV. (...)
Bon... On se dit tout ? Réaliser pendant 3 mois le six35 a été un bonheur et une aventure sans pareil.
Mais voilà, faute de moyens financiers et de partenaires durables, nous ne sommes pas en mesure de vous donner rdv la semaine prochaine. Si un annonceur ou un diffuseur payant se joint à nous, le six35 reviendra, sans faute, on-line.
D'ici-là, gardez l'œil ouvert. On espère vous retrouver au plus vite, sans doute à un autre rythme, sans doute avec des formules toujours différentes. Pourquoi pas autour de court-métrages et films viraux autour de l'actualité ?"
Voilà ce que nous disent Nicolas Voisin et l'équipe du Six35 sur FaceBook pour expliquer l'arrêt de l'édition hebdomadaire du JT du Web.
Christophe Nonnenmacher, l'animateur d'Europeus qui, parmi d'autres, relayait ce "journal" hebdomadaire sur le Web, commente cette décision de la manière suivante toujours sur FaceBook:
"Bonjour,
Bon, je ne vais pas tourner autour du pot. D’ailleurs, à quoi bon.
Le Six35 (le premier JT du Web – http://www.six35.fr) que diffuse entre autres Europeus se met en veilleuse, pour une durée indéterminée. Nico (Voisin), Pierre, Magali, Sébastien et Sylvain ont la délicatesse d’écrire que le Six35 n’est pas mort, qu’il se réinvente. Je veux bien les croire tant la passion anime cette belle équipe.
Mais pour continuer, il faut également des fonds : donations, écrans pub, autres. Je n’ai jamais été un très bon commercial et n’ai jamais cherché à l’être mais ce petit mot n’a qu’un but : certains d’entre-vous sont entrepreneurs, investisseurs, capital-risqueurs, «réseauteurs». Tous – je suppose au moins – êtes attachés au web, à de nouvelles expérimentations journalistiques, à un ton novateur, à une véritable indépendance éditoriale. A autant de ces petites choses dont nous avons bien besoin dans un paysage média de plus en plus taciturne.
Ceux qui le voudront en discuteront avec Nico, mais le Six35 n’est pas bien onéreux à produire. Dans les 1000 euros par JT, si j’ai bien suivi… pour une fréquentation de 240.000 personnes par JT (au bout d’un trimestre seulement).
Quelques (très) gros diffuseurs seraient prêts à reprendre ce même JT sur leurs pages, s’il venait à poursuivre sa route. De quoi laisser augurer une belle courbe ascendante.
Le calcul est assez simple, par exemple, pour une entreprise : 1000 euros pour toucher un minimum de 240.000 personnes serait-il trop onéreux ?
A réfléchir, à mon humble avis, d’un point de vue commercial, surtout si l’on compare avec les tarifs d’une insertion en presse écrite… A réfléchir, aussi, pour qui pense que l’indépendance journalistique à un prix à défendre.
Pour contacter le Six35
contact@six35.fr "
On ne saurait mieux dire.
Certes Six35, le JT du Web, auquel on peut accéder à partir de ce blog était loin d'être parfait, mais le concept était original, le ton, incisif et la diffusion, après à peine une douzaine de numéros, significative.
Tous ceux qui recherchent désespérément du contenu pour les multiples canaux de diffusion que les nouvelles technologies rendent disponibles aurait tort de négliger la contribution que pourrait leur apporter une équipe aussi talentueuse que celle de 22Mars/Six35.
Et les annonceurs, les diffuseurs, les sponsors de toute inspiration pourraient trouver dans un Six35, renouvelé grâce à leur intervention, un moyen honorable et bon marché de démontrer leur intérêt pour l'expérimentation et l'innovation et du même coup renforcer à bon compte leur réputation et leur image.

08 mars 2008

Réponses...

Les Web TV se multiplient. Cet instrument nouveau de communication devient une réalité d'Internet et constitue une concurrence supplémentaire pour les médias traditionnels.Ses atouts sont la simplicité de production, la flexibilité d'utilisation, la rapidité de mise en œuvre, mais aussi la possibilité de permettre l'expression des opinions d'une manière plus libre et plus ouverte sans l'intermédiation réductrice du journalisme télévisuel institutionnel.
Oméga TV  est l'une ces "télévisions" dont l'ambition est de donner, selon ses propres termes, "des clés pour mieux vivre : elle aide à se repérer, à se préparer aux grandes étapes de la vie et, s'il le faut, à se «réparer» ou à se reconstruire ! Alors, ne restez pas les bras croisés face à l'évolution de la vie et du monde ! Chacun peut devenir acteur du changement, pour soi et pour la société."
Une autre raison que j'ai de signaler son existence est qu'elle a récemment mis en ligne les réponses que j'ai pu donner à toute une série de questions très diverses auxquelles ont peut accéder par un simple clic sur leur libellé:

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